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Et la version réduite papier : ArticledansleMainelibre
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What the Fake? Les jeunes parlent d’Internet – 13 janvier 2014
Internet, c’est le lieu où le Fake, la désinformation, les rumeurs et légendes urbaines se mêlent à l’information.Comment distinguer le vrai du faux et comment les jeunes utilisent ces informations? Si vous avez entre 13 et 18 ans, ce projet interactif, co-produit par la RTBF et Nexus Factory (et auquel je participe) est pour vous!Allez sur le site What The Fake et, chaque semaine, partagez ce que vous pensez d’Internet et de son contenu. L’expérience commence le 17 mais avant, une mise en appétit avec le clip de Nixon: ici
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Vous vous êtes demandés si le dictateur nord-coréen a bien jeté son oncle aux chiens affamés? Découvrez mon décryptage de cette rumeur sur Le Plus/Le Nouvel Observateur en cliquant ici!______________________________

Mon article sur la rumeur de Taubira classé 5e sur Le Plus 2013 – 31 décembre 2013

Comme chaque année, Le Plus / Le Nouvel Observateur propose un classement des articles, publiés sur leur site, qui ont plu lors de l’année écoulée.

Mon article sur la rumeur concernant Taubira est élu le 5e article qui a Le Plus plu en 2013!  J’espère donc qu’il aura pu démystifier cette fausse information qui circulait sur le Web.

Vous voulez connaître les autres articles qui vous ont marqués, lisez l’article ici
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J’ai entendu dire que c’était le réveillon de Noël ce soir. A cette occasion,  je me réjouis de vous souhaiter de magnifiques fêtes remplies de joie et de magie et une année 2014 vous permettant de concrétiser vos projets et de faire le buzz … positif bien sûr!

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Votre e-réputation sur les réseaux sociaux – 14 décembre 2013

Le Support TIC n°12 d’IGRETEC s’intéresse aux nouvelles tendances des Technologies de l’Information et de la communication. Dans ce numéro découvrez l’article que j’ai co-écrit avec Désiré Dupas sur l’e-réputation dans les réseaux sociaux.

Vous pourrez également lire les articles:

– d’André Blavier (Agence Wallonne des Télécommunications) sur les 4 axes pour la compétitivité numériques des entreprises
– de Grégorio Matias (MCG) sur le Cloud Computing : Défis et Opportunités
– d’Eric Delcroix (Ed Productions) sur L’opportunité d’y être !
– de Fred Colantonio (Consultant marketing & Internet) sur Votre attractivité dans les médias sociaux : « La valeur de votre communication passe par une communication de valeur »
– sur les  Témoignages de 5 pme : « Comment appréhendez-vous votre présence digitale ? »
– de Damien Colmant (Extend Coaching) sur 3 conseils contre-intuitifs pour être remarquable sur Linkedin
– et de Dorothée Jacquet (Igretec) sur  2014 Odyssée de l’Espace « Logithèque ».

La revue est disponible via ce lien.

Bonne lecture!

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Histoire de savoir spécial rumeurs et légendes urbaines – 4 décembre 2013

Histoire de savoir, l’émission phare de Radio Campus (92.1 à Bruxelles) se penche, ce mercredi 4 décembre, sur les rumeurs et légendes urbaines présentes dans les médias. Lors d’une discussion avec Déborah Fabré, je reviens sur les fameuses légendes des calamars fris fabriqués en anus de cochon, des raviolis fourrés à la viande humaine et sur  le glurge qui a visé Christiane Taubira, la Ministre de la Justice française.

Vous pouvez suivre l’émission via ce lien!

Bonne écoute!

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Les communications du colloque sur l’e-réputation en ligne! – 3 décembre 2013

L’I.U.T. de Troyes a organisé le colloque international sur l’e-réputation ces 28 et 29 novembre. Entre tables-rondes et communications scientifiques, cet événement interdisciplinaire a réuni des professionnels des médias sociaux et des chercheurs travaillant sur la réputation ou la notoriété du point de vue juridique, économique, communicationnel ou sociologique. Il en est ressorti de nombreux éléments nous permettant d’avancer sur ce sujet complexe mais tellement contemporain.

Vous pouvez visionner les différentes communications et tables-ronde via ce lien. J’ai communiqué le vendredi 29 lors de la troisième session, voici la vidéo.

Le colloque a également été commenté sur Twitter avec le mot-dièse #ereput3 et a été suivi en direct via la WebTV3 par les internautes.

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Le Colloque qui se penche sur l'(e?)-réputation – 26 novembre 2013

L’IUT de Troyes nous convie à nous pencher sur l’e-réputation ces 28 et 29 novembre!

Cet événement interdisciplinaire réunira chercheurs et acteurs du monde professionnel, économique et politique et s’intéressera aux enjeux contemporains liés à la place grandissante prise par les pratiques réputationnelles dans la société.

Il s’agira d’abord de faire un état des lieux des pratiques professionnelles liées aux besoins de réputation, qui s’expriment sur Internet mais qui trouvent aussi d’autres modalités d’expression dans des supports de communication plus classiques. Ensuite, le colloque se proposera de mettre en débat la notion de réputation, ses pratiques, les objets qu’elle concerne, ses effets subjectifs et sociaux à travers une discussion interdisciplinaire entre chercheurs issus de diverses disciplines des sciences sociales (sciences de l’information et de la communication, sociologie, sciences économiques, sciences de gestion, histoire, droit, sciences politiques).

L’ambition du colloque est que le dialogue interdisciplinaire fasse émerger une approche critique et innovante du concept de réputation, de manière à désenclaver les réflexions d’un réductionnisme parfois trop rapide à une de ses émergences, parmi d’autres, qu’est l’e-réputation.

Où  ?

L’ensemble de l’évènement se déroule à l’IUT de Troyes (9 rue de Québec, BP396, 10026 Troyes Cedex), à proximité de la technopole de l’Aube.

Programme

Jeudi 28 Novembre

Cette journée, conçue comme une occasion de susciter des échanges et des débats autour de témoignages professionnels, sera rythmée par quatre tables-rondes thématiques : Réputation et Tourisme, Les Techniciens de l’e-réputation, Réputation et Terroir, Réputation et Sport. Des intervenants d’horizons variés, issus du monde de l’entreprise, d’institutions publiques ou du monde de la recherche, contribueront à l’animation de cette journée.

  • Table-ronde n°1 : Réputation et tourisme
    • Christian Aubertin, Responsable hôtelier
    • Audrey Compagnon, Responsable d’édition, Le Petit Futé
    • Luc Florent, Responsable du programme EMVOL, ESC Troyes
    • Christelle Taillardat, Directrice du comité départemental du tourisme de l’Aube
  • Table-ronde n°2 : Les techniciens de l’e-réputation
    • Jérémy Auribot, Chargé de projet digital, ESC Troyes
    • Céline Camoun, Social Media Manager
    • Benjamin Lemaire, Social Média Manager, Gaumont-Pathé
    • Vincent Pétré, Community Manager dans le secteur du vin, Bordeaux
  • Table-ronde n°3 : Réputation et terroir
    • Olivier Gergaud, IUT de Troyes, Professeur à Kedge Business School, Bordeaux
    • Clémence Georgelin, Chercheure en droit, Centre de recherche sur la décentralisation territoriale, Programme Vin & Droit, Université de Reims
    • Vincent Pétré, Community Mananger dans le secteur du vin, Bordeauxv
    • Christelle Taillardat, Directrice du comité départemental du tourisme de l’Aube
  • Table-ronde n°4 : Réputation et sport
    • Jérémie Bastien, Chercheur en économie du sport, Laboratoire REGARDS, Université de Reims
    • Quentin Dagbert, Étudiant en journalisme, auteur du webdoc « Le Foot US à l’heure française »
    • Sébastien Guéguen, Directeur de la communication, ESTAC
    • Nicolas Lefèvre, Sociologue, UFR STAPS, Université de Reims

Vendredi 29 Novembre

Cette journée d’étude accueillera les interventions de chercheurs qui travaillent sur la thématique de la réputation. Une place majeure sera donnée au dialogue interdisciplinaire, envisagé comme la meilleure manière de cerner efficacement la notion de réputation, à la fois dans une perspective définitionnelle mais aussi critique.

  • Nathalie Walczak, Doctorante en sciences de l’information et de la communication, ELICO (EA 4147), Université de Lyon
  • Aurore Van de Winkel, Docteure en Information-Communication, Collaboratrice scientifique de l’Institut Langage et Communication de l’Université catholique de Louvain, Conseillère en gestion des rumeurs pour Fama-Ossa Consulting
  • Joëlle Beurier, Historienne, IUT de Troyes, Université de Reims Champagne-Ardenne
  • Frédéric Gimello-Mesplomb, Professeur des universités en sciences de l’information et de la communication, Université d’Avignon et des Pays de Vaucluse, Centre Norbert Elias
  • Nicolas Lefèvre, Sociologue et Maître de conférences à l’UFR STAPS de Reims, CEREP (EA 4692)
  • Olivier Gergaud, Professeur à Kedge Business School – Bordeaux; IUT de Troyes
  • Clémence Georgelin, Doctorante, Allocataire de Recherche, Centre de recherche sur la décentralisation territoriale, Programme Vin & Droit, Université de Reims Champagne-Ardenne

Plus d’infos et inscriptions: http://reputation2013.sciencesconf.org/

Ce contenu provient du même site.

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Rappel: formation sur la gestion des rumeurs le 7/11 – 27 octobre 2013

Votre organisation est confrontée à des rumeurs ou des légendes urbaines ? Vous désirez mieux connaître le phénomène rumoral ? Savoir comment il se diffuse et pourquoi vos clients, collègues ou proches diffusent ces informations non-vérifiées qui ont souvent un impact négatif sur votre image et même des conséquences économiques sur votre chiffre d’affaires ? Vous aimeriez pouvoir contrôler ce phénomène ou que vos démentis portent leurs fruits ? Ou encore vous voudriez en tirer profit ?

Ma formation « Rumeurs, ragots et légendes urbaines: mieux les comprendre pour mieux les contrer » est faite pour vous et répondra à toutes vos questions! Elle aura lieu le 7 novembre 2013 à Louvain-la-Neuve!

Les chargés de communication ne savent pas toujours comment réagir face à ces bruits qui courent sur le compte de leur organisation ou sur eux-mêmes! Se taire, nier en bloc, diffuser des démentis dans la presse, retourner le buzz à leur avantage ? Il semble même que les réactions n’aient pas les effets escomptés et empirent la situation faisant croire à ses différents publics que l’organisation essaye d’étouffer l’affaire pour éviter la panique, pour cacher ses « intentions malveillantes » (sa recherche du profit au détriment de la santé ou de la sécurité de ses clients ou consommateurs par exemple), leurs erreurs (mauvaise appréciation d’un produit ou d’une situation dangereuse, mise en danger d’autrui par cupidité, non-respect des règles sanitaires ou de sécurité…).
L’organisation peut aussi se sentir la cible innocente de concurrents malveillants ou perdre le contrôle de sa communication.

La solution face à ce phénomène de communication complexe et semblant imprévisible, c’est apprendre à mieux le connaître !
Cette formation  vous aidera à distinguer les différents énoncés rumoraux, comprendre leurs modes de diffusion, leurs effets positifs et négatifs, les raisons pour lesquelles les individus y croient ou les diffusent, les raisons pour lesquelles votre entreprise en a été victime, les différentes solutions pour les contrer, voire pour en tirer profit.

Débutant par une partie théorique illustrée d’exemples, elle se poursuivra par l’analyse de situations réelles vécues par les participants et l’échange d’expériences!

Plus d’infos et inscription: http://www.lececom.be/Ateliers/atelierrumeurs.htm

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C dans l’air s’intéresse à la rumeur – 25 octobre 2013

La rumeur de Niort, celle d’Orléans et toutes celles qui courent sur Internet vous intéressent? Voici le podcast de l’émission C dans l’air sur la Rumeur, à laquelle j’ai participé ce jeudi 24: .

Bon visionnage!

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Nouveau scandale légendaire: Les calamars frits seraient-ils des anus de cochon?- 21 octobre 2013

Découvrez ma nouvelle tribune dans Le Plus/Le Nouvel Observateur, décryptant la légende des calamars faits en anus de porc! Tout est-il bon dans le cochon?

Lien vers l’article

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Conférence le 5/11: La rumeur dans les médias -20 octobre 2013

Dans le cadre de l’exposition « Voyage au coeur de l’info », je donnerai le 5 novembre 2013 une conférence intitulée « La rumeur dans les médias » à la bibliothèque communale de Braine-L’Alleud.

Elle débutera à 20h au Salon de la bibliothèque. L’entrée est gratuite!

Plus d’infos: ici

Adresse: Bibliothèque communale
Rue des Mésanges Bleues, 55
1420 Braine-l’Alleud

Téléphone: 02 384 67 44

Venez m’y retrouver!

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La rumeur 9-3: la stratégie de démenti est-elle efficace? – 16 octobre 2013

Depuis cinq ans, plusieurs élus de villes  comme Poitiers, Nirot, Limoges, Tulle, Châlon-en-Champagne, etc. sont visés par des rumeurs les accusant d’accueillir des familles de Seine-Saint-Denis dans leur circonscription en échange de subventions diverses.

A la suite de mon interview pour Slate que vous pouvez découvrir ici, voici mon analyse plus complète.

Face à la « rumeur 9-3 », intitulée ainsi à cause du code du département, les élus incriminés ont eu quatre types de réactions. Analysons leur points forts et leurs faiblesses :

  1. Le silence

En pensant qu’elle s’étouffera d’elle-même, ils n’ont tout d’abord pas pris la peine de démentir publiquement la rumeur qu’ils ont pu considérer comme nuisible, fausse ou fantaisiste. Combes, Maire PS de Tulle, continue d’ailleurs cette stratégie. Ils ont ainsi pris le risque que la rumeur leur échappe et leur fasse du tort en termes d’image. Dans la plupart des cas de silence prolongé, la personnalité ou l’organisation visée par une rumeur doit finalement prendre position afin de limiter les dégâts mais elle a alors perdu un temps précieux. La non-réaction a eu, dans ce cas, l’effet contraire à celui désiré puisque la rumeur a continué de proliférer. Ceux qui y adhèrent ont pu être encouragé dans leur croyance, par un fait : la mixité sociale grandissante de leurs villes. Ils ont pu également se dire que si les autorités ne démentaient pas, la rumeur devait être vraie. Évidemment, l’augmentation de la mixité sociale aurait pu être expliquée autrement que par un transfert massif d’habitants du 9-3 décidé en grand secret par les autorités. En effet, il est évidemment moins cher d’habiter en province qu’en région parisienne et les villes visées prenant de l’ampleur, elles en deviennent plus attractives au niveau de l’emploi et des facilités.

2. Le démenti

Certains élus ont ensuite démenti la rumeur mais leurs dénégations ne l’ont pas empêchée de se répandre.

En effet, le démenti ne fonctionne que rarement car il représente la parole des personnes incriminées qui s’opposera à celles des adhérents à la rumeur, plus nombreux. Ces derniers ne s’attendent pas à ce que les autorités reconnaissent un tel complot.

Le démenti n’atteint pas non plus toujours sa cible car il est diffusé dans d’autres lieux que ceux où la rumeur se discute. Les démentis de Geneviève Gaillard, député maire PS de Nirot, accusée d’accueillir des habitants de la Seine-Saint Denis en échange de subventions, ont été publiés dans la presse locale alors que la rumeur circulait chez les commerçants ou encore dans les réseaux sociaux. Inversement, le démenti peut faire connaître la rumeur à ceux qui l’ignoraient, lui donnant un regain de popularité.

Le démenti n’explique pas toujours pourquoi la rumeur est fausse, laissant planer le doute. Il ne parvient pas non plus toujours à rassurer ceux qui y adhèrent. En effet, en se concentrant sur la défense de leur honneur et de leur travail, les élus peuvent en oublier de prendre en compte les raisons qui ont donné à cette rumeur un succès jamais démenti en 5 ans d’existence, c’est-à-dire la crainte de la dépréciation du niveau de vie dans une période de crise, la peur du chômage et son pendant : la crainte que de plus pauvres – bénéficiant des allocations sociales disponibles – lèsent d’autres qui en auraient eu besoin. Cette crainte est dans cette rumeur projetée contre une communauté noire, caricaturée en une population de seconde zone, définie uniquement par la couleur de leur peau sans distinction de nationalité, de statut social, de niveau d’études et construite à partir de préjugés racistes et d’idées préconçues contre le 9-3.

La rumeur leur permet d’accuser des non-natifs de leur ville comme étant des dangers pour la ville. Il est évidemment plus facile de projeter des actes malveillants sur des personnes extérieures plutôt que d’accepter que des délinquants fassent partie intégrante de la communauté locale.

Même lorsque les individus apprennent le caractère non fondé des événements, ils les gardent encore en mémoire. Ils retiennent qu’il s’est passé quelque chose de « louche » et d’important puisqu’il y a eu de multiples tentatives pour le démentir. À chaque nouvel incident véridique ou imaginé allant dans le sens de la rumeur (comme des agressions effectuées par des Franciliens dans la ville de Niort), celle-ci resurgira.

Et puis, la rumeur paraît parfois trop importante pour ne pas être fondée car si elle était fausse, il n’y aurait aucun intérêt à la diffuser. Le démenti peut être également moins intéressant que la rumeur. Il est rédigé en langage administratif et rationnel. Il désamorce donc l’imaginaire pour replonger le public dans la banalité du réel.

3. L’enquête

Seul Apparu a dit avoir mené une enquête auprès des bailleurs logeurs de la ville préfecture (Châlons Habitat et Renaissance immobilière châlonnaise) afin de savoir s’ils avaient un taux de familles parisiennes plus important dans les nouveaux habitants. Les résultats de cette enquête lui ont permis de dire qu’il n’y avait pas particulièrement d’attributions de logements aux familles du 9-3. Réfuter une rumeur à l’aide de données (statistiques de la provenance des nouveaux arrivants, etc.) est une excellente idée mais donner des résultats plus précis et utiliser, pour trouver ces données, un expert neutre et indépendant – et non des entités détenues majoritairement par la Ville – permettra d’éviter d’être soupçonné de les trafiquer.

4. Les réponses juridiques

Pour contrer le côté symbolique de la rumeur, le recours juridique et la médiatisation d’une plainte en justice pour obtenir une jurisprudence est une stratégie qui peut se révéler payante même si les instigateurs de la rumeur ne sont pas connus. En effet, la population se dira que les élus n’iraient pas devant les tribunaux s’ils n’avaient pas de bonnes raisons, s’ils n’avaient pas de preuves de leur bonne foi ou s’ils avaient quelque chose à se reprocher. En effet, une enquête sera effectuée.

Plusieurs personnalités politiques visées (Apparu, Gaillard, Claeys) ont déposé plainte mais n’ont pas eu la même stratégie. Gaillard a porté plainte contre X ce vendredi 11 octobre pour « préjudice causé à l’autorité publique par des assertions mensongères ». Avec cette plainte, tout le monde devient potentiellement coupable d’assertions mensongères. C’est un choix intéressant car les gens n’oseront plus en parler publiquement mais la rumeur pourra continuer à se propager en sourdine. C’est aussi dangereux car la plupart des diffuseurs ne pensent pas raconter de mensonges et se sentiront, donc, accusés à tort et pas entendus dans leur inquiétude.

En Juillet, le maire de Poitiers, Alain Claeys (PS), accusé de financer un viaduc en échange de l’accueil d’habitants du 9-3 a, lui, porté plainte, pour « outrage à personne chargée d’une mission de service public ». Il tourne la plainte vers lui-même et son travail en une attitude défensive destinée à protéger sa réputation. Cependant il n’explique pas pourquoi la rumeur est fausse, ni comment il a financé son viaduc. De plus, il ne prend pas en compte l’inquiétude des diffuseurs de la rumeur.

Les élus auraient pu choisir encore d’autres tactiques comme la contre-attaque en attribuant la rumeur à quelqu’un ou à un parti politique concurrent qui aurait pu agir intentionnellement dans l’objectif de les déstabiliser. Cette stratégie peut fonctionner en période de campagne électorale médiatisée mais elle peut également donner l’image d’une autorité paranoïaque qui veut étouffer l’affaire, ne pas reconnaître ses torts ou accuser un bouc émissaire. Et puis, il faut des preuves, ce qui n’est pas le cas. Ils auraient pu aussi discréditer les diffuseurs de la rumeur, en soulignant son côté raciste.

Les élus auraient pu mettre en exergue les incohérences de la rumeur ou extrapoler son message à une logique extrême en disant, par exemple : « Si nous amenions réellement des habitants du 9-3, alors cela voudrait dire que les élus peuvent disposer de la population de leur arrondissement comme des fermiers, du bétail. De plus, il n’y a eu aucun recours de familles du 9-3 se rebellant contre cette décision. Or, auraient-ils tous eu envie de venir habiter de notre ville ? »

La meilleure optique est de cumuler les réactions : démentir, enquêter, aller en justice mais surtout utiliser cette rumeur pour comprendre et tenir compte du réel problème : l’inquiétude des habitants concernant leur sécurité et leurs chances de pouvoir bénéficier du soutien de leurs élus en cas de problèmes liés à la crise (perte de logement, perte d’emploi, etc.).

Les maires pourraient également voir cette rumeur comme une opportunité pour améliorer leur communication vis-à-vis de la population de leur ville, la sécurité de cette dernière, la diffusion d’informations concernant les aides sociales prévues pour leurs habitants ou des politiques prévues pour aider à la relance économique et la création d’emploi. Ils pourraient aussi augmenter les actions de solidarité et de cohésion sociale, et travailler la relation de confiance entre eux et leur population. Ce n’est que grâce à un travail de fond que la rumeur pourra un jour s’éteindre.

Sources:

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2013/10/13/97001-20131013FILWWW00042-niort-se-plaint-de-la-rumeur-du-93.php

http://www.lunion.presse.fr/accueil/la-rumeur-du-9-3-affole-les-elus-ia0b0n230173

http://www.lanouvellerepublique.fr/Deux-Sevres/Actualite/24-Heures/n/Contenus/Articles/2013/01/19/Niort-la-fausse-rumeur-qui-n-en-finit-pas-de-pourrir-la-ville

http://www.lemonde.fr/societe/article/2013/10/15/des-maires-portent-plainte-pour-tenter-d-arreter-la-folle-rumeur-du-9-3_3495798_3224.html

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Le Djihad du sexe en Syrie? Décryptage d’une pratique non avérée – 16 octobre 2013

Vous avez entendu parler de cette pratique du Djihad du sexe en Syrie? Pourquoi est-il tentant d’y croire? Lisez mon décryptage d’une pratique pourtant non avérée dans un article publié par le Nouvel Observateur-Leplus.

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Rappel: Inscrivez-vous à l’EReputation Day! – 17 septembre 2013

Vous souhaitez améliorer votre réputation et communiquer plus efficacement avec vos clients ou votre réseau professionnel sur Internet? Malgré vos efforts de communication, votre réputation, celle de votre société ou celle de votre marque restent entachées de nombreux griefs récurrents diffusés sur Internet ? S’auto-entretenant, ces remarques négatives vous éloignent d’une partie de vos publics-cibles, augmentent l’agressivité de vos clients et vous empêchent d’atteindre vos objectifs de vente ? Une meilleure connaissance des mécanismes et des outils de gestion de votre e-reputation s’avère nécessaire !

L’événement E-reputation DAY répondra à vos questions et vous donnera les clés indispensables pour améliorer votre réputation ! 

Affiche-E-réputationDAY

Organisé le 17 octobre 2013 par le Rotary Club Bruxelles – Val Duchesse à l’Auditorium 44, cet événement vous permettra de suivre la conférence donnée par deux spécialistes en e-reputation, d’augmenter votre réseau autour d’un cocktail et de participer à une activité philanthropique.

Inscrivez-vous avant le 27 septembre et bénéficiez de tarifs préférentiels!

Contenu :

La première partie de la conférence, que je présenterai, se composera d’une présentation théorique de la e-reputation, de la manière dont elle se construit, des facteurs qui l’influencent (culture, actualité…), de ses causes, des différents publics qui la construisent, de ses indicateurs (rumeurs, ragots, légendes urbaines, discours officieux et officiels sur l’organisation ou la personnalité, mèmes et buzz …) et de ses impacts sur l’organisation. Elle explicitera aussi ses fonctions pour les individus, les raisons de leur adhésion à cette e-reputation, l’efficacité ou des limites des tentatives de redressement de la réputation et de son instrumentalisation. Enfin, elle proposera des conseils stratégiques, communicationnels et juridiques pour construire et améliorer votre réputation sur le Net. Cette présentation sera illustrée d’études de cas réels et récents (DSK, IKEA, Total, etc.).

La seconde partie de la conférence, présentée par Désiré Dupas, spécialiste en outils de gestion de e-réputation et en Community Management, se focalisera sur les aspects techniques de la e-reputation : les outils à utiliser, les statistiques d’influence sur le web, l’empreinte digitale d’une marque ou d’une personnalité sur le web et les scores d’influence. Ces outils et chiffres seront illustrés par des cas réels dans le secteur B2B, B2C, institutionnel, et sur le Rotary lui-même. Les outils de veille tels que les agrégateurs de flux RSS et d’autres vous seront révélés. Les notions de Klout score, +K topics & Klout bombing seront aussi abordés.

Lieu :

Auditorium 44
44 Boulevard du Jardin Botanique
1000 Bruxelles -Belgique

Date : Jeudi 17 octobre 2013 de 18:30 à 22:30 (HAEC)

Vous pouvez dès à présent réserver votre place sur notre  site internet  ou sur ERéputation Day Eventbrite

et liker notre Page Facebook qui vous donnera accès à de nombreux articles sur la e-réputation : Page facebook

L’intégralité des bénéfices générés par cet événement unique en son genre sera utilisé pour soutenir à la fois le Forum des Innovations en Éducation – qui finance des projets éducatifs dans les écoles – , et le Prix Rotary Val Duchesse d’encouragement à la création d’entreprise.

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Une légende urbaine frappe Madame Taubira: décryptage! – 30 août 2013

Madame Taubira aurait-elle un fils meurtrier en prison? La diffusion depuis mai 2013, d’une lettre prétendument écrite par la mère de la victime, sème le trouble sur le Net. En fait, il s’agit d’un glurge, une sorte de légende urbaine plus ancienne qui a été réadaptée à la Ministre française de la Justice. Découvrez mon décryptage publié dans Leplus du Nouvel Observateur, ce vendredi 30 août 2013: http://leplus.nouvelobs.com/contribution/928681-christiane-taubira-et-son-fils-en-prison-decryptage-de-cette-fausse-rumeur.html

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Quelques événements pour la rentrée 2013 – 26 août 2013

La rentrée 2013 approche à grands pas et quelques événements inratables – auxquels je participe – peuvent déjà être signalés pour tout ceux qui sont intéressés par les rumeurs et l’e-reputation. À vos agendas !

17 octobre : en collaboration avec le Rotary Club Bruxelles-Val Duchesse, Mission Systole et Belfius, je participe à l’eReputation DAY. Cet événement, à la fois philanthropique et de réseautage, a été créé pour toutes les personnes souhaitant en savoir plus sur la gestion de l’eReputation. J’y présenterai une conférence en compagnie de Désiré Dupas, Spécialiste en spécialiste en outils de gestion de e-réputation et en Community Management.

Plus d’informations sur le site : http://ereputationday.be/ et inscription sur : http://e-reputation-day.eventbrite.fr/ . Suivez-nous sur notre page Facebook : https://www.facebook.com/eReputationDay et Twittez avec le #eReputationDay

 

19 octobre : Je présenterai une communication intitulée « La presse et les rumeurs : source, relais et démentis » à la Journée d’étude « Las fuentes en la prensa : verdades, rumores y mentiras » organisée par l’association universitaire Pilar à l’Université de Paris 8 à Paris.

Plus d’informations sur PILAR : http://www.pilar.fr/?page_id=27

5 novembre : Dans le cadre de l’exposition « Voyage au centre de l’info », je donnerai une conférence intitulée « Les rumeurs dans les médias » à la bibliothèque de Braine-L’Alleud. Plus d’infos bientôt ! http://bibliotheque.braine-lalleud.be

7 novembre : Venez vous former en gestion des rumeurs, ragots et autres bruits durant une journée au CECOM à Louvain-la-Neuve. Plus d’informations sur la formation et inscriptions : http://www.lececom.be/Ateliers/atelierrumeurs.htm

28-29 novembre : L’IUT de Troyes organise un colloque sur l’E-réputation dans lequel j’interviendrai pour présenter une communication sur la gestion de la réputation sur Internet. Quatre tables rondes sont également prévues sur les thèmes suivants : réputation et sport, réputation et tourisme, réputation et Champagne et les techniciens de l’e-réputation. Les informations suivront.

Décembre : L’Institut d’Études Politiques de l’Université de Grenoble propose à ses étudiants de Master 2 un Cours de gestion des rumeurs que je donnerai, les préparant ainsi à savoir communiquer en cas de crise provoquée par ces bruits. http://www.sciencespo-grenoble.fr/

Tous ces événements seront des opportunités pour avancer sur ces phénomènes complexes et de plus en plus présents dans notre quotidien !

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Un restaurateur japonais aurait transformé sa femme en raviolis? Décryptage d’une légende urbaine – 22 août 2013

Lue dans de nombreux médias en ligne cette histoire horrible de ce restaurateur japonais qui aurait recyclé le corps de son épouse assassinée en raviolis et l’aurait servi à ses clients. Présentée comme un fait-divers, il s’agit en fait d’une légende urbaine.

Découvrez mon décryptage dans  ma tribune publiée dans Le nouvel Observateur: http://lnkd.in/5mqu5n

Et voici le démenti du Nouvel Observateur reprenant la légende urbaine complète, les médias français qui se sont laissés avoir et des passages de mon article: Démenti

Bon appétit!

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L’E-Réputation DAY: l’événement indispensable pour gérer votre e-reputation – 20 août 2013

Vous souhaitez améliorer votre réputation et communiquer plus efficacement avec vos clients ou votre réseau professionnel sur Internet? Malgré les efforts de vos équipes sur le terrain, la grande attention portée par vos community managers à votre page Facebook ainsi que le talent de vos responsables de communication lors vos campagnes publicitaires, votre réputation, celle de votre société ou celle de votre marque restent entachées de nombreux griefs récurrents diffusés sur Internet ? S’auto-entretenant, ces remarques négatives vous éloignent d’une partie de vos publics-cibles, augmentent l’agressivité de vos clients et vous empêchent d’atteindre vos objectifs de vente ? Une meilleure connaissance des mécanismes et des outils de gestion de votre e-reputation s’avère nécessaire !

L’événement E-reputation DAY répondra à vos questions et vous donnera les clés indispensables pour améliorer votre réputation ! 

Organisé le 17 octobre 2013 par le Rotary Club Bruxelles – Val Duchesse à l’Auditorium 44, cet événement vous permettra de suivre la conférence donnée par deux spécialistes en e-reputation, d’augmenter votre réseau autour d’un cocktail et de participer à une activité philantropique.

L’intégralité des bénéfices générés par cet événement unique en son genre sera utilisé pour soutenir à la fois le Forum des Innovations en Éducation – qui finance des projets éducatifs dans les écoles – , et le Prix Rotary Val Duchesse d’encouragement à la création d’entreprise.

Contenu :

La première partie de la conférence, que je présenterai, se composera d’une présentation théorique de la e-reputation, de la manière dont elle se construit, des facteurs qui l’influencent (culture, actualité…), de ses causes, des différents publics qui la construisent, de ses indicateurs (rumeurs, ragots, légendes urbaines, discours officieux et officiels sur l’organisation ou la personnalité, mèmes et buzz …) et de ses impacts sur l’organisation. Elle explicitera aussi ses fonctions pour les individus, les raisons de leur adhésion à cette e-reputation, l’efficacité ou des limites des tentatives de redressement de la réputation et de son instrumentalisation. Enfin, elle proposera des conseils stratégiques, communicationnels et juridiques pour construire et améliorer votre réputation sur le Net. Cette présentation sera illustrée d’études de cas réels et récents (DSK, IKEA, Total, etc.).

La seconde partie de la conférence, présentée par Désiré Dupas, spécialiste en outils de gestion de e-réputation et en Community Management, se focalisera sur les aspects techniques de la e-reputation : les outils à utiliser, les statistiques d’influence sur le web, l’empreinte digitale d’une marque ou d’une personnalité sur le web et les scores d’influence. Ces outils et chiffres seront illustrés par des cas réels dans le secteur B2B, B2C, institutionnel, et sur le Rotary lui-même. Les outils de veille tels que les agrégateurs de flux RSS et d’autres vous seront révélés. Les notions de Klout score, +K topics & Klout bombing seront aussi abordés.

Cette conférence intéressera toute personne souhaitant connaître, gérer et améliorer sa e-réputation ou celle de son entreprise.

Lieu :

Auditorium 44
44 Boulevard du Jardin Botanique
1000 Bruxelles -Belgique

Date : Jeudi 17 octobre 2013 de 18:30 à 22:30 (HAEC)

Vous pouvez dès à présent réserver votre place sur notre site internet : E-reputation DAY Event

et liker notre Page Facebook qui vous donnera accès à de nombreux articles sur la e-réputation : Page Facebook E-reputation DAY

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Les signes des cambrioleurs sur nos maisons: réalité ou légende urbaine? – 24 juin 2013

Traditionnellement, les gens placent des signes (fers à cheval, hibou, mezouza, croix, etc.) sur leur maison (prolongement de leur intimité) pour la protéger, et donc se protéger. Rappelons les signes de sang que devaient laisser les Juifs sur leur porte pour ne pas être touchés par une plaie d’Egypte dans l’Ancien Testament.  Mais les signes placés par les autres, ne peuvent être, eux, qu’un signe de malveillance ou de mauvaise augure.

Périodiquement, ressortent des tracts et des mises en garde reprenant de prétendus signes placés par des voleurs repérant une habitation à cambrioler. Ces signes indiqueraient le nombre d’habitants et leur vulnérabilité, la présence d’alarme, le degré de facilité du vol, la présence d’un chien, les valeurs que contiennent l’habitation, etc.

Cette pratique est mentionnée dès le XVe siècle et était attribuée, selon Hans Gross, criminologue, à des incendiaires, des malfaiteurs et des vagabonds. Selon Jean-Bruno Renard, sociologue, et Peter Burger, professeur en communication, les signes ont été partiellement utilisés fin XIXe-début XXe. Cependant, aujourd’hui c’est devenu une légende urbaine.

Revenant cycliquement, cette légende urbaine d’avertissement se sert des préjugés contre les gens du voyage, qui deviennent des boucs émissaires pour parler de la peur des cambriolages, notamment dans les périodes estivales au cours desquelles se pose la question de laisser sa maison sans surveillance. Cette légende permet de rassurer en faisant connaître une pratique de vol tout en proposant des solutions: à la vue de ces signes, soyez vigilants et protégez votre habitation! La vraisemblance de cette histoire est liée au fait qu’il se passe de nombreux cambriolages et que des voleurs surveillent les habitations afin d’évaluer la faisabilité du méfait.  Et pourtant, la police n’a pu trouver aucun lien entre des signes trouvés près de maisons et des vols d’habitation.  Certains signes ont pu être faits par des enfants, des tagueurs, des vendeurs d’alarmes ou de systèmes de sécurité utilisant la peur de la population, ou encore par des plaisantins connaissant le tract et voulant effrayer.

Malgré l’absence de preuves sur les liens entre des signes et des vols depuis le début du XXe Siècle, l’histoire continue de circuler. Et pourtant un voleur aurait aujourd’hui plus facile d’envoyer des informations via son téléphone portable que de laisser des signes qui pourraient être repérés par les habitants et leur faire augmenter leurs comportements de prudence!

N’excluons cependant pas le fameux effet d’ostension qui pourrait amener des délinquants à s’inspirer de la légende pour commettre des faits réels!

Découvrez mon interview sur ce sujet, diffusé dans le JT de 19H30 de La Une ce lundi 24 juin 2013: http://www.rtbf.be/video/emissions/detail_journal-televise-19h30?pid=5 à 10’50 » .

Source: Jean-Bruno Renard, « Le tract sur les signes de reconnaissance utilisés par les cambrioleurs : rumeur et réalité« , in Patrick Tacussel dir, Le réenchantement du monde – La métamorphose contemporaine des systèmes symboliques – Actes du colloque « Sociologies IV-tome II, L’Harmattan coll Mutations et complexité, 1994.

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Hoe verzinnen ze het? Roddels, geruchten en stadslegendes in organisaties – 21 juin 2013

Ontdek mijn artikel over roddels, geruchten en stadslegendes in organisaties in de tijdschrift AD REM: http://www.vvzc.be/adremactueel.html#hoe

Pour les néerlandophones ou les néerlandophiles, découvrez et faites découvrir mon article sur les ragots, les rumeurs et les légendes urbaines dans les entreprises, publié dans la revue Ad Rem 2013/3!

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Rumeurs et ragots en entreprise?- 20 juin 2013

Lisez mon interview dans le magazine des Chambres de commerce de ce mois de juin et découvrez les conséquences de ce type de bruits sur votre organisation mais aussi des conseils pour mieux les gérer ! Cliquez sur ce lien: Le CCi Mag du Brabant Wallon, Hainaut et Wallonie Picarde mois de juin

Et découvrez mes services sur ce site!

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Prévenir les crises: sortie d’un ouvrage collectif sur ces Cassandres qu’il faut écouter – 3 juin 2013

Ce 5 juin, sortira le livre « Prévenir les crises » chez Armand Colin. Ce livre collectif auquel je contribue saura intéresser les personnes souhaitant approfondir leurs connaissances sur le sujet!

Présentation: Depuis peu, nous sommes entrés dans le temps de l’accélération des crises et des ruptures : économiques, sanitaires, écologiques, financières, politiques, sociales, stratégiques… Avec une nouvelle interrogation, urgente à résoudre : les crises peuvent-elles réellement se prévoir ?

À travers la notion de « signaux faibles », annonciateurs des crises à venir, les deux auteurs ont choisi d’ouvrir savoirs et pratiques à un large public. Existent-ils, ces présages, comme le prétendent experts ou médias après que les crises ont surgi ? Comment peut-on déceler ces signaux, les reconnaître et, surtout, les intégrer dans l’organisation des États, des sociétés, des entreprises ? Est-ce seulement souhaitable ? Quel sort réservons-nous à ceux qui décèlent précocement les crises à venir, ces Cassandres des temps modernes ?

De la psychologie à la philosophie, des sciences politiques aux sciences humaines et sociales, une trentaine de grands témoins et d’experts de premier plan, francophones et internationaux, revisitent le mythe de Cassandre en ce début de XXIe siècle pour interroger le concept de signaux faibles sur les plans épistémologique, philosophique, mais aussi pratique et opérationnel : pertinence, domaines d’application, acteurs et outils, enjeux et perspectives, bonnes pratiques…

Avec les contributions de : Michel Aglietta, René Amalberti, Alain Bauer, Dominique Bourg (Sui.), Gérald Bronner, Élie Cohen, Louis Crocq, Érik Decamp, Claude Gilbert, Didier Houssin, Tuomo Kuosa (Fin.), Patrick Lagadec, Corinne Lepage, Humbert et Nicolas Lesca, George A. Martin (USA), Pierre Papon, Gérard Pardini, Roberto Poli (It.), Alexandre Rayne, Rémy Rieffel, Bertrand Robert, Jean Rohmer, Pierre Rossel (Sui.), Michel Setbon, Nassim Nicholas Taleb (USA), Aurore Van de Winkel (Bel.), Françoise Weber et Jean Claude Desenclos, Karl E. Weick (USA), Pierre Zémor.

Initiateur et pilote du projet Cassandre, Thierry Portal est consultant indépendant en communications sensibles, auteur. Directeur scientifique du projet, Christophe Roux-Dufort est professeur agrégé à la Faculté des sciences de l’administration (Dép. management) de l’Université de Laval (Québec), consultant, auteur.

Cliquez sur ce lien pour en découvrir le sommaire et les références!

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Quand la rumeur politique fait la Une, la réputation est-elle la solution ? – 26 mai 2013

En France, l’affaire Cahuzac fut un véritable coup de tonnerre déclenché par la révélation de pratiques fiscales douteuses du Ministre du budget et la crédulité affichée du Président François Hollande jusqu’aux aveux du Ministre le 2 avril 2013. Cette affaire fut suivie de près par l’Offshoreleaks qui nous a dévoilé, en pleine période de crise, d’austérité et de hausse du chômage, les secrets des paradis fiscaux et les multiples comptes cachés appartenant pour certains à des personnalités politiques dont l’ancien trésorier de la campagne d’Hollande, Jean-Jacques Augier. C’est dans ce climat engendrant le doute et la suspicion sur le comportement des autorités, qu’est survenue l’affaire Fabius.

Cette dernière met en lumière les rapports complexes qu’entretiennent les médias à la rumeur politique.

Dans son édition du 8 avril, le quotidien Libération a publié en Une la rumeur suivante : « Mediapart aurait en sa possession les preuves que Laurent Fabius détient un ou plusieurs comptes en Suisse  ».

Cette révélation était intéressante pour plusieurs raisons :

Premièrement, la rumeur apparaît en Une d’un magazine d’information reconnu.

Deuxièmement, la rumeur concerne des acteurs médiatiques (Mediapart et Libération) et un acteur politique, Laurent Fabius.

Elle sous-entendait que Mediapart, dont la réputation s’était renforcée avec ses révélations sur l’affaire Cahuzac, aurait découvert, lors de ses enquêtes, des preuves de l’existence d’un compte en Suisse de Laurent Fabius, Ministre des affaires étrangères. On pouvait alors se demander à se demander si Mediapart allait divulguer ces « informations » et les raisons pour lesquelles il ne l’avait pas encore fait. Plus encore, cette affaire permettait de s’interroger sur la surveillance effectuée par les journalistes sur leurs concurrents, allant jusqu’à leur couper l’herbe sous le pied pour diffuser un scoop avant eux.

Sauf que dans ce cas, le prétendu scoop a été démenti par Laurent Fabius et surtout par Edwy Plenel, le Président de Mediapart. Ce dernier a réagi[1] sur Twitter et sur son site : « Libération perd la tête : il transforme en information une rumeur sur Fabius en prétendant démentir une non-information de Mediapart. » Libération avait, en effet, loupé le coche en n’accordant pas suffisamment de crédit aux informations sur le compte suisse de Jérôme Cahuzac. Il se devait donc de ne pas recommencer et d’obtenir un scoop. Sylvain Bourmeau, Directeur adjoint de la rédaction de Libération aurait donc décidé de publier la rumeur sur base d’une rencontre entre Fabrice Arfi (journaliste chez Mediapart) et Fabius. Par cet acte, il viola le secret professionnel qui protège les sources et investigations de ses confrères et plaça une rumeur politique à la Une sans pouvoir garantir sa véracité.

Il s’en est suivi une pluie de critique provenant de l’extérieur mais aussi de l’intérieur du journal. Les membres du personnel de Libération via la Société civile des personnels de Libération (SCPL) se désolidariseront et rappelleront, dans un communiqué, que « Notre travail de journaliste ne consiste pas à rendre publique une rumeur, mais à enquêter pour savoir si elle correspond à des faits. Ce travail élémentaire n’a pas été fait. C’est une faute déontologique grave. »[2] La SCPL en profita pour lier cette publication à une mauvaise gouvernance du journal et appeler à l’élection urgente d’un nouveau directeur de la rédaction de plein droit pour remplacer l’actuel Nicolas Demorand.

Les lecteurs réguliers de la presse et de l’e-presse auront remarqué ce glissement de plus en plus fréquent vers la mise en Une d’informations non vérifiées, faisant des rumeurs, des informations à part entière ou – comme l’a nommé Nicolas Demorand, dans la rubrique « À nos lecteurs » – des « faits politiques majeurs ». La presse française n’est pas la seule à connaître ce genre de dérives, la presse belge le fait tout autant : la rumeur de l’abdication prochaine du souverain belge, Albert II, apparaît régulièrement et depuis un mois très fréquemment, dans la presse et provoque articles, sondages, débats sur Internet, en radio et en télévision. Et pourtant elle est toujours démentie par le Palais. Évidemment, vous me direz qu’un démenti du Palais ne prouve pas que l’abdication ne soit pas imminente et que nous avons déjà connu des cas où la rumeur politique fut confirmée par la suite. Mais était-ce parce que la rumeur était vraie ou parce qu’elle est devenue auto-réalisatrice, provoquant la situation qu’elle affirmait ? Les deux cas ont été avérés. Si dans le cas d’une rumeur politique vraie avec incidences déterminantes sur le citoyen, le régime ou le parti politique, celle-ci est effectivement un fait politique important à dévoiler, voire à dénoncer, dans le cas d’une rumeur qui s’avère inexacte, on peut s’interroger sur le rôle des médias transformant parfois sans le vouloir des personnalités en boucs émissaires ou des situations de statu quo en crise politique, profitant aux adversaires et concurrents de la personne ou du parti visés.

Comme toute organisation, les médias sont des lieux d’information, de dévoilements mais aussi de secrets et de confidentialité. Aujourd’hui, le temps du secret s’amenuise par l’utopie de l’information en direct, la recherche de l’inédit et la mode de la transparence. La rumeur vraie ou fausse est de plus en plus rapidement publiée, commentée, décortiquée dès son apparition, et ses conséquences – en cas de confirmation de sa véracité supposée – évaluées, cela sans laisser le temps aux journalistes de pouvoir enquêter ou la vérifier.

Le démenti n’a, lui, plus force de conviction, sa place est variable mais souvent noyée par les débats, sondages et autres articles axés sur la recherche de la réponse à cette question : et si c’était vrai ? Qu’est ce qui arriverait au pays, au parti, aux citoyens ? Comment se prémunir des conséquences négatives que cette réalité potentielle pourrait provoquer ? L’enjeu potentiel dépasse le doute médiatique.

Le démenti devient une hypothèse, une interprétation parmi d’autres dans un monde où chacun crée sa propre vérité. Dévoiler son patrimoine dans un JT comme l’a fait Fabius ce 8 avril 2013, lançant une mode chez d’autres politiciens (François Fillon chez Pujadas/France 2), porter plainte, créer un projet de loi sur la moralisation de la vie politique [3] sauront, eux aussi, difficilement supprimer la méfiance envers les discours officiels et l’apparition d’explications et d’hypothèses alternatives que les internautes défendront, entre autres, avec plus ou moins de convictions dans les espaces blogs, forums et réseaux sociaux liés à l’e-presse.

Dans l’affaire Fabius, l’élément déterminant qui l’a sauvé et a dévalorisé la direction de Libération a été la réputation sans failles d’Edwy Plenel : il avait raison sur Cahuzac ; Mediapart a travaillé à l’Offshoreleaks : déjà deux éléments qui incitent à croire que ce média n’hésitera pas à dénoncer les fraudes et autres comportements malhonnêtes des élus.

Les rumeurs publiées dans la presse provoquent ainsi aujourd’hui la confrontation des réputations des personnalités, partis ou régimes politiques mais aussi des médias (Mediapart contre Libération, Albert II contre la presse belge, Christophe Deborsu contre la famille royale, la NVA contre la presse francophone, etc.), réputations pouvant s’additionner le temps d’une affaire pour mieux contrer celle de l’adversaire (Fabius et Plenel contre Bourmeau, par exemple).

Il serait alors facile de penser que la réputation du média, du journaliste, de la personnalité politique, du parti ou du régime devient la clé qui fera pencher la croyance du grand public vers telle ou telle « vérité ». Cependant, une réputation se crée sur le long terme et se perd rapidement. Elle se jouera aussi sur le sujet abordé. Un média peut être très crédible concernant une affaire et son adversaire être reconnu spécialiste d’une autre. Une personnalité politique ou un parti pourront être soutenus sur certains dossiers, mais pas du tout crédibles concernant la possibilité de financements douteux, etc. Même si elle doit être travaillée constamment, la réputation se rejouera à chaque rumeur et c’est celui qui bénéficiera de la plus convaincante pour le sujet abordé qui gagnera la bataille médiatique.

Aurore Van de Winkel

Sources:

Patrick Bartholomé, En cas d’abdication, que se passerait-il concrètement ?, mis en ligne le 17 mai 2013, http://www.rtbf.be/info/belgique/detail_en-cas-d-abdication-que-se-passerait-il-concretement?id=7997438

Julien Bellver, Les personnels de Libération dénoncent une « faute déontologique grave » après la Une sur Laurent Fabius, mis en ligne le 8 avril 2013, http://www.ozap.com/actu/les-personnels-de-liberation-denoncent-une-faute-deontologique-grave-apres-la-une-sur-laurent-fabius/446481

Fabrice Berrahil, Sincérité, politique et communication: l’équation impossible?, mis en ligne le 4 avril 2013, in http://lacommunicationpolitique.tumblr.com/post/47111387077/sincerite-politique-et-communication-lequation

Auteur anonyme, Edwy Plenel : « Libération perd la tête en prétendant démentir une non-information de Mediapart », mis en ligne le 8 avril 2013, http://fr.news.yahoo.com/edwy-plenel-lib%C3%A9ration-perd-t%C3%AAte-pr%C3%A9tendant-d%C3%A9mentir-non-073400447.html;_ylt=Ah6BRUmoH0wyvY4WbuzINzONfsl_;_ylu=X3oDMTM0NjFta200BG1pdANJbmZpbml0ZSBCcm93c2UgVGV4dARwa2cDNjMxZTFhMWQtN2RmZi0zNDgwLWIyMmUtMDgxOTc3N2IzNjRkBHBvcwNsMgRzZWMDbWVkaWFpbmZpbml0ZWJyb3dzZWxpc3Q-;_ylg=X3oDMTM5YWtuZmFiBGludGwDZnIEbGFuZwNmci1mcgRwc3RhaWQDZDhlN2E3MmEtYzhmOS0zZDk5LWEzZDEtOTJkNWJlYjJkNDU3BHBzdGNhdANjdWx0dXJlfHTDqWzDqWV0cmFkaW9zBHB0A3N0b3J5cGFnZQ–;_ylv=3

Catherine Ernens, Albert II ou la tentation de l’abdication, mis en ligne le 30 avril 2013, http://www.lavenir.net/article/detail.aspx?articleid=DMF20130430_00304131

Auteur anonyme, François Fillon détaille son patrimoine et s’oppose au projet de loi de moralisation, mis en ligne le 8 avril 2013, in http://www.lexpress.fr/actualite/politique/francois-fillon-detaille-son-patrimoine-et-s-oppose-au-projet-de-loi-de-moralisation_1238525.html#xtor=AL-447

Auteur anonyme, La rumeur sur Fabius était un « fait politique majeur », se défend le directeur de Libération, mis en ligne le 9 avril, http://www.lesoir.be/221797/article/actualite/france/2013-04-09/rumeur-sur-fabius-etait-un-fait-politique-majeur-se-defend-directeur-liberation

Gaëlle Moury, La Une de Libé, une faute déontologique grave », mis en ligne le 8 avril 2013, in http://www.lesoir.be/221633/article/actualite/france/2013-04-08/une-libe-une-faute-deontologique-grave

La rumeur de la séparation de Jean Dujardin et d’Alexandra Lamy :  analyse – 3 avril 2013

A la suite de la parution dans Gala ce 3 avril 2013, d’un article, me citant, sur la rumeur de séparation de Jean Dujardin et d’Alexandra Lamy, voici mon analyse complète de ce qui s’est passé.

Depuis février, circule dans les médias la rumeur de la séparation du couple emblématique de Jean Dujardin et d’Alexandra Lamy. Cette rumeur fut suivie d’une autre annonçant la mise en couple de Jean Dujardin avec Elsa Zylberstein.

Si au départ, l’annonce n’a pas été commentée par les intéressées, elle fut par la suite démentie fortement par les comédiens fin mars 2013, attaquant trois journaux (Voici, France Dimanche et Closer) en justice pour atteinte à la vie privée.

Cette rumeur est en fait un ragot non vérifié. Pour être diffusé, cru et avoir un impact, il doit être plausible et relater un comportement envisageable mais déplacé de la personne qui est concernée et ce comportement doit dépasser l’attente normative de son public[1].

Or, justement, Jean Dujardin et Alexandra Lamy sont devenus un couple phare depuis leur coup de foudre dans la célèbre capsule « Un gars, une fille ». Aux yeux du grand public qui y est attaché, ils forment le couple parfait et solide. Alexandra Lamy explique souvent que des gens l’interpellent pour lui interdire de se séparer de son conjoint (cf l’émission On n’est pas couché du 19 janvier 2013). Ainsi, leur séparation ne serait pas un comportement exceptionnel mais ils ne sont pas censés rompre sans déroger aux attentes du public.

La diffusion de ragots vérifiés ou non n’est pas neuve et certains organes de presse en ont fait leur spécialité, se concentrant sur la vie privée des personnalités qui interpellent le grand public.

Dans ce cas-ci, plusieurs indices ont éveillé le soupçon des journalistes : Alexandra Lamy n’est pas venue à la cérémonie 2013 des Oscars. De plus, Jean Dujardin est parti avec des amis en vacances, sans sa compagne. Cette dernière serait partie de son côté avec sa fille.

Le ragot prend souvent appui sur des rumeurs plus anciennes et les médias ont réactivé la fameuse rumeur de la malédiction des Oscarisés – surtout vérifiée pour les femmes. Les médias ont relevé que de nombreux acteurs recevant leur oscar du meilleur acteur ou de la meilleure actrice, se séparaient de leur conjoint rapidement par la suite. Sandra Bullock, Kate Winslet, Halle Berry, Bette Davis, Hilary Swank et bien d’autres en furent victimes.

Cette malédiction est généralement expliquée par le fait que le partenaire, confrontée au succès de l’Oscarisé et souvent gagnant moins d’argent que lui, éprouverait un complexe qui engendrerait des tensions de couple[2]. Or, à l’annonce des nombreuses récompenses de Jean Dujardin en 2012, de nombreux articles de presse ont souligné tout au long de l’année, les différences de parcours et de succès entre les deux conjoints et prophétisaient qu’ils pourraient en être victimes.

Dans ce contexte, les médias ont été tout particulièrement attentifs aux conséquences de ce succès sur le couple du comédien. Le moindre indice d’éloignement entre les deux époux pouvait être interprété en ce sens.

A l’occasion de l’anniversaire de la remise de l’Oscar au comédien, l’attention a redoublé et les médias ont trouvé ce qu’ils cherchaient : l’absence remarquée d’Alexandra Lamy lors de la cérémonie officielle, suivie de vacances séparées.

Il n’en fallait pas plus pour en tirer des conclusions abusives : deux événements concomitants furent considérés comme la conséquence d’une possible séparation.

Cette supposition se base également sur des précédents : il y a peu un autre couple phare, celui de Vanessa Paradis et Johnny Depp, réputé pourtant solide, s’est séparé en juin 2012. Or, la rumeur de leur séparation circulait déjà dans les médias quelques semaines avant son officialisation mais était démentie par les intéressés. En janvier 2012, Vanessa Paradis avait même dénoncé, au Grand Journal, le mal que cette rumeur de séparation, venue des Etats-Unis, faisait à sa famille[3].

Si ce couple emblématique pouvait se séparer, celui d’Alexandra Lamy et de Jean Dujardin le pouvait aussi.

Attribuer un complexe d’infériorité et de la jalousie à Alexandra Lamy ne suffisait pas à expliquer la séparation, les médias ont donc postulé l’existence d’une rivale. Elsa Zylberstein, présente dans le même avion que Jean Dujardin lors de son déplacement vers Los Angeles, était la candidate toute trouvée. Elle était là lors d’un moment clé et venait de retrouver son statut de célibataire.

A l’heure de l’information en direct, il a suffi qu’un média, à la recherche du scoop, lance cette supposition pour que les autres médias la relaye sans attendre sa confirmation par les principaux intéressés. Et puis, il n’est pas rare que les personnalités visées mentent et font croire à la pérennité de leur couple : ce fut le cas de Sarkozy qui, en pleine élection présidentielle 2007, jouait la carte du couple uni avec son ex-femme Cécilia Attias qui, pourtant, l’avait déjà quittée. Les médias accusèrent également Vanessa Paradis d’avoir menti sur sa situation de couple.

Leurs raisons sont différentes bien sûr : pour Sarkozy, il s’agit de stratégie politique. Un président français se devait d’avoir une épouse (Hollande a fait l’exception) et le fait de montrer un mariage réussi pourrait présager la réussite de projets politiques. Vanessa Paradis aurait pu, elle, mentir pour des raisons familiales : dans le but de protéger ses enfants des paparazzis en recherche de détails croustillants sur les causes et les modalités de la séparation ou à l’affût de nouveaux conjoints. La volonté de laver son linge sale en famille, de garder privées ses affaires privées est compréhensible.

Plus que de la malveillance, nous pouvons comprendre la diffusion massive du ragot concernant la séparation d’Alexandra Lamy et Jean Dujardin par :

–       l’étonnement que sa concrétisation provoquerait,

–       la curiosité face à un événement qui ramène des stars, à qui tout semble sourire, à une condition plus humaine. Les   lecteurs peuvent donc se projeter, voire s’identifier à leur histoire ; et enfin,

–       le désir de dramatisation des médias pour attirer l’attention de leurs lecteurs.

Le ragot a des qualités : il divertit et permet de réunir des informations sur les personnes qui nous intéressent, sur les normes de la société, la structure de son pouvoir, les liens entre les nantis, etc. Il permet aussi d’échanger avec ses proches, d’établir avec eux un lien de connivence en discutant de sujets croustillants et encore non confirmés.

Cependant, le ragot peut également avoir des conséquences néfastes sur la vie des personnalités visées, leur carrière, leur sociabilité, leur motivation, leur efficacité et leur santé car il joue sur leur réputation, leurs relations et même leurs opportunités professionnelles. Par exemple, Bill Clinton a dû s’excuser pour l’affaire Monica Lewinski sous peine de devoir perdre son poste de président. Or, cette affaire a commencé par un ragot relayé sur Internet par le Drudge Report[4].

Autre exemple, après l’affaire du Sofitel, les médias ont diffusé, en 2011 et 2012, sur base de témoignages douteux, les explications de parties fines auxquelles aurait participé Dominique Strauss-Kahn[5]. Cela lui a coûté son mariage avec Anne Sinclair qui devait pourtant être au courant du libertinage de son mari mais qui n’a plus pu l’accepter à partir du moment où il a été discuté, disséqué, étalé en public.

La rumeur de la grossesse d’un fan de Justin Bieber[6], lui attribuant à tort la paternité, a mis à mal son couple avec Selena Gomez. La confiance altérée s’est transformée en méfiance et en rupture par la suite. Toute information, vérifiée ou non, de rapprochement du chanteur avec une femme étant un indice supplémentaire pour Gomez et entretenait cette méfiance.

Lady Di reste l’un des cas les plus extrêmes, puisque même si elle utilisait les médias pour diffuser des ragots contrôlés, elle a trouvé la mort, victime de la recherche de scoop par les paparazzi lors de la course poursuite qui devait leur donner la confirmation de sa liaison avec Dodi Al-Fayed.

Même s’il n’en arrive pas à ces extrêmes, le ragot peut s’insinuer dans les failles d’un couple ou d’une personnalité et provoquer ce qu’il soupçonne, devenant alors une prophétie auto-réalisatrice. Nous espérons que ce ne sera pas le cas dans ce dossier !

Aurore Van de Winkel


[1] Claude Javeau, « La rumeur, de la bouche à l’oreille », Dans Fumées sans feu. Actes du colloque de Liège sur la rumeur, Bruxelles, Labor, Horizon humanisme, 1994, p. 29.

[2] Auteur anonyme, « Le divorce : la malédiction des oscars selon une étude canadienne », in huffingtonpost.fr, http://www.huffingtonpost.fr/2012/02/27/divorce-malediction-oscars-dujardin-the-artist-meryl-streep_n_1303612.html, mis en ligne le 27 février 2012.

[3] Auteur anonyme, « Vanessa Paradis, J’en suis à ma douzième grossesse », in staragora.com, http://www.staragora.com/news/vanessa-paradis-j-en-suis-a-ma-douzieme-grossesse/438425, mis en ligne le 25 janvier 2012.

[4] Ben Barka, M. 2000. « L’affaire Lewinsky : les enjeux d’un complot de la droite contre Bill Clinton », in Institut du monde anglophone, Changements institutionnels sous le nouveau travaillisme. Annales du monde anglophone, Paris, L’Harmattan, n°12, 2000, p. 200.

[5] Bayet, C., DSK : « Une partie fine pour notre premier rendez-vous », in 7sur7.be, http://www.7sur7.be/7s7/fr/10316/Dominique-Strauss-Kahn/article/detail/1551768/2012/12/20/DSK-Une-partie-fine-pour-notre-premier-rendez-vous.dhtml, mis en ligne le 20 décembre 2012, dernière consultation le 28 février 2013.

Mouton, O., « J’ai reçu des SMS graveleux de DSK », in Lesoir.be. http://www.lesoir.be/dossiers_speciaux/special5/2011-06-04/j-ai-recu-des-sms-graveleux-de-dsk-           843847.php, mis en ligne le 4 juin 2011, dernière consultation le 5 juin 2011.

La rédaction, « Extraits d’Erreurs avouées, de Tristane Banon », in Lexpress.fr. http://deliv.lexpress.fr/5c/express/POLITIQUE_RG/L20/2003794376/Top/EpressRoularta/0611_AP_EPRESSE_XPR_PV-MB/728x90_presse.html/62594c41776b344d6173594143634d4f, mis en ligne le 30 juin 2011, dernière consultation le 6 août 2011.

[6] Blogzer, « Rupture de Selena Gomez et de Justin Bieber », in blogzer.centerblog.net, http://blogzer.centerblog.net/5-rupture-de-selena-gomez-et-justin-bieber, mis en ligne le 12 novembre 2012.

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Vers l’Avenir parle de la Formation « La rumeur court: Communiquez efficacement » du 26 avril – 31 mars 2013

Je donnerai ce 26 avril une formation sur la gestion des rumeurs pour l’IHECS Formation Continue.  Vers l’Avenir  en parle: http://www.lavenir.net/article/detail.aspx?articleid=DMF20130330_00290044

Venez discuter rumeurs et trouvons ensemble des solutions. Les inscriptions se font via le lien: http://www.ihecs-fc.be/communication-entreprises-administrations-organisations/la-rumeur-court.html

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Le podcast de l’émission Babelondes sur les histoires de l’immigration de Bruxelles – 30 mars 2013

Voici le podcast de l’émission Babelondes sur le thèmes « Petites et grandes histoires sur Bruxelles et communautés » dans laquelle j’interviens en compagnie de Hans Van de Candelaere. L’émission sera rediffusée ce 4 avril à 10H sur Radio Campus 92.1 FM.

Bonne écoute!

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Ecoutez Babelondes de ce samedi 30 – 29 mars 2013

Ecoutez ce samedi 30 mars à 15h sur 92.1 FM, l’émission Babelondes (CBAI-Radio Campus) dans laquelle j’interviens. J’y apporte et analyse quelques légendes urbaines colportées contre les étrangers, en pendant de l’auteur Hans van de Candelaere qui a écrit « In Brussel », un livre sur la mixité bruxelloise, bientôt disponible en français.

Le podcast sera téléchargeable sur ce site dès la diffusion de l’émission!

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Découvrez nos outils d’E-reputation! – 26 mars 2013

Vous souhaitez connaître votre réputation sur Internet, l’améliorer, mieux la gérer? Mais vous ne savez pas comment faire? Nous pouvons nous en charger! Venez découvrir nos différents produits de gestion d’E-reputation sur notre site: http://www.ereputationmanager.be! Vous y découvrirez également des articles et des conseils qui vous aideront dans votre démarche!

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Scandales et paniques alimentaires, comment rétablir sa réputation? – 20 mars 2013

Depuis plusieurs semaines maintenant, les scandales alimentaires se succèdent : viande de cheval découverte dans des préparations stipulant « viande de bœuf » sur leurs emballages, contamination fécale de tartes suédoises, viande de moutons anglais dépecés selon des normes illégales dans nos régions… le consommateur ne sait plus où donner de la tête et subit à nouveau une perte de confiance dans ces organisations industrielles censées préparer nos repas.

De nombreux commentaires rappellent les crises alimentaires qu’a connu précédemment l’Europe : la vache folle (1991/2003), le poulet à la dioxine (1999), la peste porcine (2002), la langue bleue (2006), la grippe aviaire ou le H5N1 (2006-2007) ou encore la bactérie E.coli dans le soja allemand en 2011, etc.

Certains en « profitent » pour rappeler que des alternatives à cette nourriture industrielle existent : nourriture locale et bio, végétarisme… D’autres fustigent les industries et/ou en appellent aux politiques pour rétablir la sécurité de notre chaîne alimentaire.

Dans tous les cas, les firmes ou le secteur incriminés ou les politiques impliquées subissent une attaque réputationnelle !

Ces nombreux faits réveillent, en effet, ce qu’on appelle les paniques alimentaires.

Ces dernières, réactivées par des crises du secteur sont traduites régulièrement en rumeurs et en légendes urbaines. Elles existent depuis de nombreuses années même si elles ont pris leur envol dans les années 60, lorsque les femmes ont quitté le foyer pour aller travailler et que la population s’en est remis, de plus en plus, à des industries pour produire leurs repas. La production industrielle massive d’aliments reflétant l’abondance et la diversité mais ne permettant pas de contrôle direct des consommateurs sur l’élaboration et la production de leur nourriture a nourri la crainte de ceux-ci par rapport à une alimentation jugée de plus en plus artificielle. Les sociétés commerciales sont alors présentées comme avides, hostiles ou indifférentes à la santé des consommateurs.

Rat mort dans des bouteilles de soda, hamburgers aux vers de terre, chewing-gum en toile d’araignée, bonbons à la menthe mélangé au soda qui provoquerait une explosion de l’estomac, poulets mutants, rasoirs dans les pots pour bébés, fruits empoisonnés ou porteurs de virus effrayants, voici quelques exemples de rumeurs de ces cinquante dernières années qui ont permis des conversations animées dans les cuisines et lors des repas et qui ont été souvent réactivées en période de crise alimentaire. Les conséquences pour les firmes ne sont pas à négliger : diminution des ventes, pertes de contrats, boycott des produits, procès, faillites, critiques acerbes sur les réseaux sociaux, articles de presse négatifs…

On parle de crise alimentaire lorsqu’un fait médiatisé (incident, rumeur, scandale) concernant la fabrication d’un produit se médiatise fortement et internationalement alors que les journalistes et la population manquent d’informations utiles. Comme l’explique Gilles Marouseau[1], «  il apparaît alors un décalage entre la crainte du risque et son ampleur réelle, ce qui explique le surdimensionnement des réponses ».

Si la période des paniques alimentaires a atteint son point culminant de 1970 à 1990 pour ensuite décliner, l’idée de la dangerosité des aliments reste ancrée dans les représentations des individus et n’a besoin que d’un coup de pouce (une suspicion, un test négatif, etc.) pour s’emballer.

Une firme confrontée à ce problème doit rester très attentive à ces craintes et doit pouvoir les identifier par une analyse approfondie des commentaires relevés dans les courriels de plainte ou sur les réseaux sociaux. Elle doit ensuite rétablir la confiance en expliquant clairement ce qui s’est passé et les actions mises en œuvre pour rétablir la sécurité et l’hygiène de sa production. Cette confiance ne se travaille pas qu’en moment de crise car il est alors déjà trop tard. C’est un travail préventif de chaque instant qui permettra de diminuer les conséquences négatives de ce genre de scandale. Les consommateurs confiants sauront que cet incident est rare et unique et que l’entreprise fera de son mieux pour arranger la situation et pour éviter qu’il ne se reproduise.

L’entreprise peut également mener des actions comme le retrait de certains produits avec le risque de confirmer l’idée que tous ses produits sont impropres à la consommation et avec le coût élevé que cette action peut occasionner. Elle pourra également mettre en place un label ou une certification qui permet de rassurer sur l’origine du produit, sans oublier de rassurer sur sa qualité et la sécurité de sa transformation en produits finis.

La réputation d’une organisation visée dans la confection d’aliments reposent également sur la réputation de ses fournisseurs. La firme doit ainsi travailler sur la chaîne réputationnelle de la chaîne de production car nous l’avons vu lors de ce scandale de viande de cheval, c’est le fournisseur de Spanghero qui a été mis en cause, mais c’est la firme et ses clients tels que Findus qui en ont subi les conséquences réputationnelles.

Parallèlement, l’entreprise doit aussi montrer son engagement dans l’amélioration des conventions industrielles de leur secteur, montrer qu’elle s’investit non seulement pour ses produits mais aussi pour les consommateurs en général en essayant que tout le secteur prennent des mesures pour éviter la répétition de ce genre de cas. Elle peut ainsi agir dans le domaine des conventions « industrielles » en développant la traçabilité des ingrédients. Ce n’est qu’en voyant que des actions suivent la communication que la confiance pourra se rétablir petit à petit.

Aurore Van de Winkel


[1]            Gilles MAROUSEAU, « Crise de la vache folle et coordination de la filière de la viande bovine française », in Gestion 2000, mai-juin 2009, vol. 26, n°3, p. 78.

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La prochaine formation sur la gestion des rumeurs approche! – 19 mars 2013

Vous êtes victimes de diffamation ou de calomnie ?

Votre organisation est accusée à tort de tromper ses clients ou de les mettre en danger ?

Des rumeurs sont à l’origine de grèves, d’actions de mécontentement de votre personnel ou encore de boycott de vos produits/services par vos clients ou actionnaires?

Ou vous vous demandez comment réagir correctement dans de telles situations ?

Apprenez à contrôler efficacement ces « bruits », à réaliser des démentis efficaces et voire à tirer profit de ces rumeurs.

Chaque jour, des organisations doivent gérer ces « bruits » vite largement diffusés et aux conséquences les plus souvent négatives sur leur image, chiffre d’affaires et collaborateurs. Cela peut à tout moment vous arriver aussi.

N’attendez donc pas qu’il soit trop tard  et venez nous rejoindre à la journée de formation sur la gestion des rumeurs aura lieu le 26 avril à l’IHECS Formation continue à Bruxelles. Les participants recevront le livre « Gérer les rumeurs, ragots et autres bruits ».

Voici le lien pour plus d’informations et inscription: Site de l’IHECS FORMATION CONTINUE

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Article sur ma participation à Objectif COM – 18 mars 2013

Le 26 février, j’ai eu le bonheur de participer au salon Objectif Com au cours duquel j’ai donné une conférence. Voici un petit article sur le salon relevant ma présentation: Article de 3pod.eu

Vous souhaitez m’écouter? Invitez-moi à faire une conférence dans votre organisation! Contactez-moi via ce site, je répondrai rapidement!

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Gérer les rumeurs, ragots et autres bruits à la Foire du livre de Bruxelles – 4 mars 2013

Vous souhaitez vous procurer l’ouvrage « Gérer les rumeurs, ragots et autres bruits »? Visitez le stand d’Edipro à la Foire du livre de Bruxelles de ce jeudi 7 au 11 mars. J’y serai le samedi 9 et le dimanche 10. Si vous souhaitez une dédicace, prévenez-moi via la page Contact afin d’être sûr de me rencontrer.

Vous pouvez également acheter le livre en ligne: c’est possible en cliquant ici sur le site d’Edipro!

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La prochaine formation sur la gestion des rumeurs le 26 avril 2013 – 27 février 2013

Vous êtes victimes de diffamation ou de calomnie ?

Votre organisation est accusée à tort de tromper ses clients ou de les mettre en danger ?

Des rumeurs sont à l’origine de grèves, d’actions de mécontentement de votre personnel ou encore de boycott de vos produits/services par vos clients ou actionnaires?

Ou vous vous demandez comment réagir correctement dans de telles situations ?

Apprenez à contrôler efficacement ces « bruits », à réaliser des démentis efficaces et voire à tirer profit de ces rumeurs.

Cet atelier vous aidera à distinguer les différentes sortes de rumeurs, à comprendre leurs modes de diffusion, leurs effets positifs et négatifs, les raisons pour lesquelles les individus y croient ou les diffusent, celles pour lesquelles votre organisation en a été victime ainsi que les différentes solutions pour les contrer. Concrètement, cet atelier répondra à toutes vos questions, vous donnera une méthode de gestion de ces « bruits » et des conseils concernant votre communication à leur sujet.

Chaque jour, des organisations doivent gérer ces « bruits » vite largement diffusés et aux conséquences les plus souvent négatives sur leur image, chiffre d’affaires et collaborateurs. Cela peut à tout moment vous arriver aussi.

N’attendez donc pas qu’il soit trop tard !

J’ai le grand plaisir de vous annoncer que la prochaine journée de formation sur la gestion des rumeurs aura lieu le 26 avril à l’IHECS Formation continue à Bruxelles. Les participants recevront le livre « Gérer les rumeurs, ragots et autres bruits ».

Voici le lien pour plus d’informations et inscription: Site de l’IHECS FORMATION CONTINUE

Inscrivez-vous vite!

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Peoplesphere consacre un article à mon travail de gestion des rumeurs – 13 février 2013

Je vous invite à lire l’article paru  dans le numéro de février du magazine. Voici le sommaire du numéro.

Bonne lecture et contactez-moi pour en discuter!

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Bill Murray est-il déjanté ? Focus sur le Murraylore ! – 12 février 2013

Parce que les personnalités aussi sont victimes de rumeurs, je vous propose un article qui est consacré à un phénomène rumoral encore très peu connu et pourtant extrêmement positif pour celui qui en est la cible!

Il y a quelques jours, la journaliste de Slate.fr, Cécile Dehesdin m’interrogeait sur le phénomène « Bill Murray ». Cet acteur semblait être le héros de plusieurs anecdotes fantaisistes : il s’incrusterait dans des soirées et ferait des blagues à des anonymes. Certaines anecdotes seraient prouvées, d’autres non. Pour plus d’informations à ce sujet, lisez ce très bel article approfondi de la journaliste[1]. Poursuivons la réflexion.

Le cas « Murray » et les récits qui le constituent forment un genre à part.

Ils se différencient des Chuck Norris facts[2] : revisitant proverbes, fictions et autres phrases cultes, ces fameux faits attribués à l’acteur place ce dernier au même niveau que les personnages de combattant justicier et costaud qu’il a l’habitude d’interpréter… tout en y ajoutant une bonne dose d’exagération qui provoque l’humour. Très courts, ils dépassent rarement la simple phrase et sont compris et diffusés comme des blagues ou clins d’œil fictionnels.

Les anecdotes mettant en scène Bill Murray ne sont pas vraiment légendes urbaines car elles concernent une personnalité bien connue et c’est cette personnalité qui attise la curiosité et suscite l’intérêt. Elles sont davantage construites que des rumeurs car nous avons bien à faire à de véritables scénarii. Elles sont, de plus, contemporaines, ce qui les différencie des légendes traditionnelles.

Je proposerais donc de les regrouper sous l’appellation de « légende personnelle ». Une légende créée (peut-être) ou entretenue (sûrement) par Bill Murray qui, de personnalité, devient ainsi un véritable personnage ! Il y contribue en ayant des comportements comparables à ceux racontés dans les anecdotes fictionnelles et ces dernières participent en retour à la légendarisation de faits réels ; les deux finissant par se mêler indistinctement.

Pourtant ce cas n’est pas une exception : d’autres personnalités ont connu des situations comparables. Rappelons-nous : les rois et empereurs d’autrefois étaient les personnages principaux de nombreuses anecdotes non vérifiées. Marchant dans une rue de Bruxelles, Charles Quint, par exemple, aurait été reconnu par l’un de ses sujets à qui il devait de l’argent. Il aurait réglé sa dette prestement et la rue du remboursement fut baptisée le Boulevard de l’Empereur en souvenir de ce jour. Charles Quint, encore, aurait refusé de prendre une choppe parce que la tenancière la lui aurait apportée en tenant la poignée. Il aurait ensuite refusé une choppe à deux anses car elle la lui aurait tendue à deux mains. La troisième fois aurait été la bonne, puisqu’elle revint avec une chope à trois anses, devenue très populaire depuis lors.

On raconte aussi régulièrement des histoires de souverains, déguisés en hommes du peuple et se mêlant à la foule jusqu’à ce qu’on les reconnaisse tardivement après qu’ils aient été témoins d’un événement embarrassant (critiques acerbes, agressions, etc.). Et la question demeure au fil des siècles : ces anecdotes sont-elles véridiques ou non ?

Plus récemment, ce sont les grandes personnalités scientifiques qui ont été les personnages de nombreuses anecdotes douteuses mais positives. Ainsi on raconte qu’Einstein, fatigué, aurait accepté la proposition de son chauffeur de le remplacer pour certaines de ces conférences. Ce dernier en aurait donc présenté quelques-unes à sa place (avec brio !). Quand il aurait été confronté un soir à une question particulièrement difficile, il aurait répondu : « Cette question est tellement facile que même mon chauffeur pourrait répondre » en désignant le célèbre scientifique assis quelques chaises plus loin[3]. On dit aussi qu’Einstein aurait raté ses examens de mathématiques et que cela ne l’a pas empêché de devenir le physicien de génie que l’on connaît. Il existe, par ailleurs, une pléthore d’anecdotes douteuses sur Archimède, Newton, Eiffel, etc. que Véronique Campion-Vincent et Jean-Bruno Renard dissèquent dans l’un de leurs ouvrages[4].

Dans le cas de Murray, on peut parler d’un réel Murraylore ou un folklore de Murray qui se différencie des exemples précédents par la culture populaire d’aujourd’hui. Ce folklore est composé de ces récits mais également de pratiques puisque certains n’hésitent plus à planter des pancartes dans leur jardin indiquant que Bill Murray a passé la soirée avec eux !

Influencés par la mode des mèmes ou des fanfictions, les adeptes du Murraylore utilisent les nouveaux médias pour diffuser photos, vidéos, récits, allusions, blagues récurrentes et aux contenus similaires mettant prétendument en scène « leur » personnage qu’ils veulent délirant, drôle et décalé tout comme dans son film Lost in Translation. Et ce, même si le vrai Bill Murray, comme signalé dans l’article de Cécile Dehesdin, n’a pas que des qualités et a pu avoir des comportements opposés !

Par ce jeu, les fans de Bill Murray se mettent également en scène et s’attribuent un rôle dans les histoires positives et décalées. Le temps de la narration, ils vivent dans le même monde qu’une star, sont vues par elles, participent à sa vie et deviennent connus également. Il ne faut qu’un pas pour qu’ils deviennent immortels  par la diffusion du récit à large échelle, et qu’ils se hissent à l’égal de ces nouveaux dieux étudiés par Edgar Morin[5].

Une légende positive sur soi-même est extrêmement difficile à créer de son propre chef, mais quand les autres s’y mettent, profitez de cette expérience qui vous assurera une place de choix dans les conversations et les mémoires!


[4] CAMPION-VINCENT, Véronique, RENARD, Jean-Bruno, Légendes urbaines. Rumeurs d’aujourd’hui, Paris, éd. Payot&Rivages, coll. Petite bibliothèque Payot, 2002.

[5] Edgar Morin, Les Stars, éd. du Seuil, France, 1957.

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La prochaine formation sur la gestion des rumeurs le 26 avril 2013 – 10 février 2013

J’ai le grand plaisir de vous annoncer que la prochaine journée de formation sur la gestion des rumeurs aura lieu le 26 avril à l’IHECS Formation continue à Bruxelles. Les participants recevront le livre « Gérer les rumeurs, ragots et autres bruits ».

De plus amples informations suivront!

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Quelques rendez-vous à ne pas manquer en février – le 28 janvier 2013

Le mois de février sera l’occasion pour moi de donner quelques conférences en gestion des rumeurs, de pouvoir vous y rencontrer et de discuter de vos expériences sur le sujet.

La première conférence aura lieu le 12 février au  8e DevCom Nord qui s’organisera à Lille. Rendez-vous à 11H40 pour parler des problèmes que rencontrent les organisations avec les rumeurs et trouver des solutions.

DevCom est un Forum du Développement commercial destiné aux dirigeants d’entreprise, aux directeurs de vente, de marketing et de communication.

Plus d’informations en cliquant sur ce lien vers le site de DevCom!

Le 15 février, ce sera à Avignon que je donnerai une conférence pour le Business Club. Rendez-vous à 18h30 à l’hôtel Les Agassins!

Vous trouverez plus d’informations sur ce Business Club très dynamique sur le  site: http://ccfb-avignon.blogspot.be/

Enfin, le 26 février, je présenterai à Charleroi une conférence pour Objectif Com 2013. Objectif Com est le Salon incontournable de la communication pour les PME se tiendra à la Géode. L’occasion d’échanger nos expériences dès 10H30! Inscrivez-vous vite ici!

En outre le magazine « PeopleSphere » consacre un article à mon travail de conseillère en gestion des rumeurs dans son numéro de février.

N’hésitez pas à me contacter pour en discuter!

Aurore Van de Winkel

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Besoin d’une bonne réputation? Interview dans ONPDP – 16 janvier 2013

Pour bien commencer l’année, On n’est pas des pigeons s’est intéressé à la e-reputation. Dans ce cadre, j’ai été interviewée ainsi que mon collègue Désiré Dupas qui fait partie de notre équipe d’E-reputation manager. En attendant, un petit article plus complet sur ce blog, vous pouvez déjà regarder l’émission de ce lundi 14 janvier dans laquelle l’interview est passée via ce lien!

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Fama-Ossa Consulting vous souhaite une magnifique année – 3 janvier 2013

Les rumeurs de fin du monde se sont provisoirement endormies même si certaines persistent et désignent déjà de nouvelles dates dans une trentaine d’années. Une nouvelle ère serait advenue en cette nouvelle année 2013, un changement heureux si on en croit les « rumeurs ». Deux raisons pour moi de vous souhaiter une magnifique année au cours de laquelle votre réputation s’améliorera et les bruits qui courront sur votre compte seront de belles opportunités pour progresser!

Aurore Van de Winkel

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Quelques dates des prochains événéments 2013- 21 décembre 2012

Tout d’abord, permettez-moi de vous souhaiter un Happy end of the World et pour le cas, où nous survivrions, voici quelques dates à ne pas manquer en 2013.

Le 21 janvier, un reportage sur la réputation sera diffusé dans On n’est pas des pigeons et permettra d’expliquer l’importance d’une bonne gestion de sa e-reputation, à l’heure des nouvelles technologies.

Le 15 février, c’est à Avignon, que je donnerai une conférence sur la gestion des rumeurs aux membres du Business Club d’Avignon. Voici leur site: http://ccfb-avignon.blogspot.be/

Si vous habitez dans le coin, je serais ravie de vous y rencontrer.

Le 26 février, c’est Objectif Com, le Salon incontournable de la communication pour les PME qui se tiendra à Charleroi  à la Géode. L’occasion pour moi d’y faire une conférence sur la Gestion des rumeurs, ragots et autres bruits pour tous les participants et d’échanger nos expériences!Plus de détails sur ces événements et sur d’autres activités, très bientôt!D’ici là, je vous souhaite un très joyeux Noël et une excellente année nouvelle!

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Faut-il croire aux rumeurs et aux légendes urbaines? Le podcast de ma conférence – 29 novembre 2012

Vous avez raté ma conférence sur la croyance dans les énoncés rumoraux, pour les Skeptics in the pub?

Vous pouvez l’écouter dans son intégralité sur ce lien!

Bonne écoute!

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On n’est pas des pigeons s’interroge sur les paniques alimentaires – 28 novembre 2012

L’émission culte de Vivacité s’est interrogé sur les rumeurs alimentaires. Ecoutez mon intervention de ce 22 novembre, via ce lien.

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Faut-il avoir peur des lingettes pour bébés ? – 23 novembre 2012

Depuis quelques jours, circule sur internet et sur les réseaux sociaux, ce message diffusé notamment par des pédiatres et des jeunes mamans :

« les mamans je tenais a vous dire si vous avez un bébé de – de 3 ans ou des enfants et que vous utilisez des lingettes regardez sur les lingettes si elles contiennent du phenoxyethanol si elles contiennent ce produit jetez les car elles contiennent un produit toxique pour le foie et le sang, c’est passé aux informations!!!! faites passer sur votre statut pour les mamans merci y’en a ds les pampers et ds celles d’aldi !!!!

Et moi je viens de vérifier dans celles du Colruyt aussi »

Cette information est-elle fondée ?

Cette rumeur provient, en fait, de la publication en juin 2012 d’un rapport de l’ANSM (Agence française nationale de sécurité du médicament et des produits de santé) sur les effets du phénoxyéthanol et d’une dramatisation de ses résultats et de ses recommandations fondées sur le principe de précaution. Analysons cela !

Le phénoxyéthanol est l’un des conservateurs les plus utilisés dans de nombreux produits cosmétiques. On en retrouve dans les shampoings, les produits solaires, les laits pour le corps, etc. C’est un liquide huileux non volatil qui, à concentration élevée, est un antibactérien.

Il est soumis à la réglementation européenne relative aux produits cosmétiques (directive 76/768/CEE modifiée 4, annexe VI, entrée 29) qui limite sa concentration maximale d’utilisation à 1 % dans les produits cosmétiques.

Le rapport de l’ANSM recommande effectivement de ne pas utiliser de phénoxyéthanol pour les produits « spécial fessiers » des enfants de moins de 3 ans et de réduire la dose pour les produits cosmétiques liés à ces enfants à 0,4% (tant que cela n’affecte pas la propriété bactéricide de la substance) plutôt qu’au 1% maximum autorisé actuellement. Or, peu de produits atteignent ce taux de 1%. Cette recommandation a été faite parce que cette substance est présente dans de nombreux cosmétiques et que la dose cumulée de cet éther – par l’utilisation de plusieurs produits en contenant – pourrait dépasser le 1%. Le produit répandu sur la peau est absorbé par cette dernière à hauteur de 40 à 80%. Il est alors métabolisé par le foie et éliminé par l’urine. D’où l’inquiétude des consommateurs par rapport à ces effets sur le foie et le sang dans la rumeur.

Toutefois, je cite rapport: « À ce jour, et en l’état actuel des connaissances, excepté quelques rares effets indésirables locaux rapportés, il n’existe pas de publication de cas d’effets systémiques attribuables au phénoxyéthanol consécutivement à l’utilisation de produits cosmétiques chez l’Homme. «  (source : ANSM, Evaluation du risque lié à l’utilisation du phénoxyéthanol dans les produits cosmétiques, PDF disponible sur le site de l’ANSM)

En fait, beaucoup d’études sur cette substance ont été effectuées sur des animaux et on a pu constater que l’espèce joue sur les facteurs de risque. Beaucoup d’autres études ont été faites avec de grandes doses. Par exemple, les scientifiques ont pu constater quelques effets d’irritation de l’oeil en mettant carrément le produit dans l’oeil d’un animal. De ce côté-là, j’espère que les mamans ne lavent pas l’oeil de leur enfant avec ces lingettes! Enfin, les études n’ont pas ciblé les bébés et jeunes enfants mais plutôt les adultes.

D’où la volonté de l’ANSM de demander des études plus spécifiques sur cette catégorie d’âge plus fragile. La recommandation ne se base donc pas sur des faits avérés mais sur une mesure de précaution afin d’éviter d’éventuels problèmes.

Mais le rapport de l’ANSM est tellement technique qu’il en est rébarbatif et que son message n’est pas compréhensible, d’où la confusion.

Les mesures de restriction et d’interdiction de plus en plus fréquentes sont issues d’une érosion de la confiance publique envers la science, accusée d’avoir provoqué une révolution scientifique et technologique sans avoir réfléchi à ses conséquences, conséquences avec lesquelles la société doit maintenant composer. Les institutions chargées de la recherche scientifique ont donc mobilisé une nouvelle attitude : celle de la précaution pour éviter de reproduire les erreurs du passé dans l’idée que toute démarche visant à minimiser un quelconque danger passe pour irresponsable. Cela se concrétise par la non attente de la confirmation de possibles dangers avant d’en avertir la population, le fait d’envisager une régulation et un contrôle précautionneux ou même de bloquer l’introduction de nouvelles technologies ou nouveaux produits. Or un sentiment de risque peut être confirmé par des mesures de précaution car les individus peuvent alors s’imaginer qu’il n’y a jamais de fumée sans feu et soupçonner les scientifiques et les politiques d’en savoir plus que ce qu’ils n’en disent. Ce doute peut encourager la création et la diffusion de nouvelles rumeurs et légendes urbaines.

Cette rumeur a de nombreuses similitudes avec la fameuse légende des lingettes Swiffer qui circule depuis mai 2004 sur Internet et dénonce la (prétendue) dangerosité de lingettes nettoyantes de sol de cette marque, qui en subit les conséquences.

Dans la légende, on explique que les  lingettes ont causé la mort de chiens qui léchaient leurs coussinets contaminés et étaient empoisonnés par l’éthanol et le propylène glycol n-butyle éther qu’elles contenaient. Nous pouvons voir que c’est le même genre de substance que dans les lingettes pour bébés. Le récit légendaire mettait alors en garde contre la toxicité du produit pour les enfants qui jouent sur le sol et demandait de le boycotter.

En réalité, les produits présents dans les produits ménagers ne causent pas de problèmes de santé sérieux mais plutôt des problèmes digestifs passagers. Ils sont, de plus, extrêmement volatiles. Il est impossible qu’un animal puisse en absorber suffisamment de cette manière pour être malade. L’absorption d’une grande quantité du produit peut être toutefois dangereuse, tout comme il existe une possibilité d’étouffement avec les lingettes. Bref, ne les buvez et ne les mangez pas !

Sources :

Aurore Van de Winkel, Gérer les rumeurs, ragots et autres bruits », liège, Edipro, 2012.

Site de l’ANSM

Article de hoax buster sur les lingettes Swiffer à l’antigel

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Rendez-moi mon sapin de Noël ! Rassurez-vous: il y sera bien… mais revisité ! – 20 novembre 2012

À la suite de l’annonce le 7 novembre 2012 de la mise en place d’une oeuvre d’art contemporaine figurant un sapin de Noël à la place du traditionnel arbre naturel sur la Grand Place de Bruxelles dans le cadre de Plaisirs d’hiver, la polémique fait rage sur la Toile. Cette polémique a véhiculé et a été alimentée, entre autres, par de nombreuses rumeurs qui ont incité une partie de la population à effectuer plusieurs accusations et actions de protestation.

Décryptons cela !

Le déclencheur de la crise a été l’envoi d’un tweet de Bianca Debaets, députée CD&V fraîchement élue à la ville de Bruxelles mais n’ayant pas participé à l’organisation des Plaisirs d’hiver puisqu’elle était alors échevine de la commune d’Ixelles. Madame Debaets a réagi à la conférence de presse de la Ville de Bruxelles du 7 novembre présentant l’œuvre d’art contemporaine monumentale qui symbolisera le sapin. Elle envoya, via Twitter, le message suivant : « Plaisirs d’hiver dorénavant sans sapin de Noël … Qu’est-ce qui suivra? Tous les œufs de Pâques bannis de la ville, car faisant trop penser à Pâques? Si ceci est le nouveau style de la ville de Bruxelles, je retiens mon souffle. »

Dans un communiqué de presse – publié par la suite sur son blog – et dans de multiples interviews à la presse, Madame Debaets clarifie sa pensée et accuse clairement la Ville d’avoir changé ses habitudes concernant l’arbre de Noël en fonction d’un argument déplacé, la pression des musulmans. Même si ce communiqué se base sur des informations erronées et ne cite pas de sources fiables et identifiables, la rumeur est reprise par une partie de la population pensant que la Ville a renoncé à une tradition de Noël pour ne pas froisser les communautés religieuses autres que chrétiennes.

La population a d’abord réagi individuellement, puis à partir du 10 novembre a commencé à s’organiser pour agir collectivement (envoi de courriels de protestation, création de pétitions, création de pages Facebook, créations de visuels de protestation circulant via les réseaux sociaux, envois de tweets, appels au boycott de la Grand Place, du sapin ou de l’événement « Plaisirs d’hiver », proposition d’apport de sapins le 8 décembre 2012, etc.).

La déclaration de Madame Debaets n’aurait pas dû être suffisante pour déclencher une polémique de cette ampleur mais elle est intervenue dans un contexte propice :

– un climat de crise avec annonce de coupes budgétaires et d’austérité de la part du gouvernement et de l’Europe. Ce climat crée de l’inquiétude dans la population craignant pour l’emploi, le pouvoir d’achat, etc. ;

– un numéro spécial du journal de la DH de vendredi 9 novembre – soit un jour avant l’apparition des pages Facebook de protestations et des pétitions  – sur un sujet sensible: La Belgique deviendra-t-elle musulmane ? Cet ensemble d’articles a ravivé, dans la mémoire de la population belge, les propos déformés d’Olivier Servais, Professeur d’anthropologie de l’UCL. On lui avait attribué en 2008, la déclaration que Bruxelles deviendrait à majorité musulmane dans plusieurs années. Depuis, cette statistique choc a fait l’objet de plusieurs articles de presse ces dernières années et même de livres (par exemple, Jacques Lemaire, Une majorité musulmane à Bruxelles en 2030. Comment nous préparer à mieux ‘Vivre ensemble’, La Pensée et les Hommes, 2011). Ces statistiques basées sur des spéculations et des prévisions non prouvées ont suscité l’inquiétude dans la population Belge et parallèlement un repli identitaire ;

– plusieurs faits divers que la presse et la population ont rattaché et généralisé à la communauté musulmane : émeutes à Anderlecht, déclarations extrémistes de Sharia4Belgium, l’affaire de la burka qui a provoqué une émeute à Molenbeek, film sur la mysoginie en rue de Sophie Peeters, tourné en 2012 dans un quartier multiculturel ;

– un climat post-élections communales : élections au cours desquelles le PS fut accusé de faire son programme en fonction de l’électorat communautaire. Le parti Islam a également récolté, pour la première fois, des sièges à Molenbeek ;

– un contexte de crise de la représentation de l’art et de la signification de l’art moderne et contemporain, de son utilité, de sa légitimation et de son esthétique dans une population revendiquant le droit d’exercer son jugement de goût sans se faire imposer des normes venues des autorités ou du monde artistique. L’art contemporain se veut être un art qui suscite l’interrogation et la critique des critères traditionnels de la représentation. Dans cette conception, On apprécie une œuvre à l’aide d’autres critères que l’esthétique et l’expérience esthétique dépasse le seul goût et l’agréable. ceci en fait un art dont l’accès n’est pas immédiat mais nécessite un apprentissage (voir article de Marie-Noëlle Ryan) .

Ces différents facteurs ont suscité l’inquiétude, le repli identitaire et la méfiance chez certains Bruxellois qui ont diffusé la rumeur ou exprimé leur mécontentement. Cependant, les réactions négatives viennent de la Belgique entière même si les Flamands sont beaucoup moins nombreux. Des Français ont également repris la polémique, ont co-créé la page Facebook la plus virulente et celle qui récolte le plus d’adhérents, ont envoyés des courriels de protestation et ont créé des articles de blogs sur le sujet dont certains liés au FN français (http://programmefront-national.over-blog.com/article-bruxelles-polemique-sur-le-sapin-de-noel-112461643.html).

Après analyse, 2 grandes problématiques se détachent :

– une impression d’abandon des traditions identitaires, chères au cœur en période de crise, au détriment d’autres communauté et à la peur de la montée de l’islamisme ;

– une affaire de goût esthétique avec une polémique sur l’art contemporain.

D’autres problématiques sont périphériques :

– un souci du coût de la sculpture en temps de crise ;

– une remise en question du parti socialiste (minoritaire).

Les contestataires souhaitent remplacer la sculpture par un vrai sapin et par ce biais, diffuser leurs valeurs, retrouver leurs traditions et lutter contre ceux qui ne les partageraient pas, bref réaffirmer leur identité, ici malheureusement au détriment de boucs émissaires : les musulmans et les politiciens.

Or, la sculpture qui trônera sur la Grand Place représentera bien un sapin. La crèche, symbole religieux par excellence, sera bien présente. Le marché de Noël est toujours appelé ainsi et la fameuse rumeur du précédent, soit l’enlèvement des décorations de Noël au Palais de Justice en 2007 n’était pas le fait des autorités ministérielles mais d’un excès de zèle personnel d’une greffière. De plus, le sapin de Noël n’a jamais été décrié par les Musulmans.

La structure contemporaine qui trônera sur la Grand Place conserve bien les traditions et les symboles de Noël en les revisitant. Elle les met en lumière et leur donne toute leur place au cœur d’un cadre historique. Pier Schneider, concepteur de ce fameux Xmas Tree 2012, l’explique lui-même: « Une tradition revisitée, c’est une tradition vivante, qui va donc traverser le temps d’une plus belle manière ». Cette structure a le mérite de faire reparler de nos symboles qui trouvent ainsi leur place au centre de la fête.

Les polémiques concernant l’art contemporain ne sont pas neuves. Rappelons celle liée à l’exposition des œuvres de Murakami à Versailles en 2012 ou celle liée à la fameuse pyramide du Louvre. L’art contemporain qui a pour but de provoquer le débat et une réflexion a ici encore réussi son coup !

Il est intéressant de constater qu’au moment où la polémique fait rage dans notre pays, les contestataires français très impliqués dans cette dernière l’ont rapportée chez eux. Depuis le début du mois, en effet, c’est un village alsacien de Souffelweyersheim qui est le centre de l’attention puisque depuis que des sympathisants d’extrême droite propagent une rumeur selon laquelle le maire de ladite commune, aurait interdit le sapin de Noël de l’école maternelle pour ne pas froisser la minorité musulmane. Cela vous rappelle quelque chose ?

Sources :

Sites officiels analysés jusqu’au 16 novembre 2012

http://www.bruxelles.be/artdet.cfm/5724

www.plaisirsdhiver.be/

http://www.samusocial.be

Pages Facebook analysées jusqu’au 18 novembre 2012 :

https://www.facebook.com/pages/Ik-boycot-Winterpret-Je-boycotte-les-Plaisirs-dhiver/523929364283796

https://www.facebook.com/events/249792101813060/: 306 are going

https://www.facebook.com/pages/Pas-touche-%C3%A0-mon-sapin-Bruxelles/366567683433085?ref=ts&fref=ts: 4 Like

https://www.facebook.com/pages/Un-vrai-sapin-de-No%C3%ABl-pour-Bruxelles/444470245614488?ref=ts&fref=ts: 93 Like

https://www.facebook.com/pages/Un-sapin-sur-la-Grand-Place-de-Bruxelles/178327425638905?ref=ts&fref=ts: 106 Like

https://www.facebook.com/pages/Touche-pas-%C3%A0-mon-Sapin-/208344782633494

(le plus virulent, axé sur le racisme et la crise, se dit franco-belge) : 9075 Like

https://www.facebook.com/pages/Sauvons-le-sapin-de-Bruxelles/132605183555790: 4125 Like

Pour notre sapin à BXL, puis quoi encore ? https://www.facebook.com/groups/539877069373617/?ref=ts&fref=ts

268 Like

https://www.facebook.com/SauvonsLeSapinDeBruxelles?ref=ts&fref=ts 22 Like

https://www.facebook.com/lesapindebruxelles?ref=ts&fref=ts il faut sauver le sapin de BXL : 21 like

https://www.facebook.com/events/225629194235203/ Sapin de Geek à la Grand-Place : maintenons l’évolution : 131 going.

Articles de e-presse analysés

AFP, « Le sapin de Noël fait polémique à Bruxelles », in lefigaro.fr, 12 novembre 2012, 2http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2012/11/12/97001-20121112FILWWW00438-le-sapin-de-noel-fait-polemique-a-bruxelles.php

Daniel, « Ca sent le sapin », in hoaxbuster.com, 15 novembre 2012, http://www.hoaxbuster.com/hoaxliste/abre-de-noel-de-souffelweyersheim?rub=article

DRYEF, Zineb, « Versailles et l’art contemporain : polémique avant l’expo Murakami », in rue89.com, 7 août 2010, http://www.rue89.com/2010/08/07/versailles-et-lart-contemporain-polemique-avant-lexpo-murakami-161293

Auteur anonyme, « Le sapin artificiel de la Grand-Place fait polémique : « Et puis quoi ? Supprimer les œufs de Pâques ? », in lavenir.net, 13 novembre 2012, http://www.lavenir.net/article/detail.aspx?articleid=DMF20121113_00231175

PRAET, Emmanuelle, « Sapin de Noël : polémique », in dhnet.be, 15 décembre 2007, http://www.dhnet.be/infos/faits-divers/article/193010/sapins-de-noel-polemique.html

R.J., « Un sapin électronique à la Grand Place : une bonne idée ? », in lavenir.net, 8 novembre 2012, http://www.lavenir.net/article/detail.aspx?articleid=DMF20121108_00229070

RYAN, Marie-Noëlle, Des goûts et des couleurs… Art contemporain et pluralisme culturel, Æ – Volume 3: Fall/Automne 1998, in http://www.uqtr.ca/AE/vol_3/ryan2.htm

STRUYS, Loïc, « Le sapin de Noël de la Grand Place suscite la polémique », in 7sur7.be, le 12 novembre 2012, http://www.7sur7.be/7s7/fr/3007/Bruxelles/article/detail/1532711/2012/11/12/Le-sapin-de-Noel-de-la-Grand-Place-suscite-la-polemique.dhtml

Auteur anonyme, « Un sapin virtuel sur la Grand Place cette année », in levif.be, 11 novembre 2012 http://www.levif.be/info/actualite/belgique/un-sapin-virtuel-sur-la-grand-place-cette-annee/article-4000206312233.htm


Rappel: Faut-il croire aux légendes urbaines? – 18 novembre 2012

Pour avoir la réponse à cette question, venez m’écouter le 24 novembre 2012 au café La fleur en papier doré à 20H! J’y donnerai une conférence pour les Skeptics in the pub!

Mon exposé portera sur la question de la diffusion des légendes urbaines et autres rumeurs, objets de croyance profanes, très populaires aujourd’hui qui touchent à la fois les personnalités politiques, les organisations mais aussi le grand public. Par de nombreux exemples (la rumeur de Villejuif, la théorie du complot dans l’affaire DSK, la légende urbaine des rapts d’enfants chez IKEA, etc.), j’expliquerai leur provenance, leurs thématiques, leurs efficacités et leurs fonctions, et m’intéresserai aux raisons pour lesquelles les individus y accordent leur adhésion. Je parlerai également du rôle des sceptiques dans la diffusion de ces croyances et de l’inefficacité des démentis.

Plus d’information sur le site des Skeptics!

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Faut-il vraiment faire attention aux faux taxis bruxellois? Décryptage d’une potentielle légende urbaine – 9 novembre 2012

Depuis quelques jours circulent sur les réseaux sociaux, ce message inquiétant:

! AVIS AUX FILLES!!!!
Attention! Des faux taxis circulent sur bruxelles!! Les vrais ont les bandes jaunes sur les côtés de la voiture et la plaque commence par 1-TX.
Triste réalité, 5 viols la semaine dernière au bois de la cambre par ces « taxis »!!!!
SVP, SOYEZ VIGILANTES!!!!
Partagez un maximum, il en va de votre sécurité à toutes 😮 😮 😮

Faut-il y croire? C’est la question que m’a posée la journaliste de la DH Pauline Delglume. Celle-ci avait vérifié auprès de la police Bruxelles-Capitale-Ixelles et du parquet, aucun cas n’y avait été recensé. De plus, la structure du message lui avait mis la puce à l’oreille: cela ressemblait drôlement à une légende urbaine!

En effet, ce message prend la forme d’une légende d’avertissement qui prévient de dangers potentiels, souvent en les illustrant par un prétendu fait-divers effrayant. Dans ce cas, vu que les réseaux sociaux nécessitent des messages assez courts, le « fait divers » a été généralisé. Ce message met en garde les filles contre de faux taximen violeurs, puis rassure en incitant à diffuser le message, ce qui empêcherait de nouveaux cas car les filles seraient alors informées de ce danger. Vous le diffusez? Vous êtes positivé car vous sauvez peut-être vos proches! Difficile alors de refuser de transmettre le message. Peu importe d’ailleurs si celui-ci est vrai puisque de toute façon, il est toujours important et intéressant de rappeler aux filles qu’il faut faire attention, que les hommes sont des prédateurs et que sortir le soir est dangereux pour elles! Or rappelons qu’aucun cas réel n’est connu!

Il est possible que ce message ait été influencé par ce fait-divers français de 2008 dont le procès s’est ouvert en septembre 2012. Un faux taximan français a été condamné pour viol et meurtre d’une étudiante suédoise. Plus de détails ici.
Ce fait-divers atroce, revenu à la une de l’actualité française, aurait alors été transformé, généralisé (en devenant, selon l’énoncé, une pratique courante) et transposé à Bruxelles avec des détails bruxellois sur la reconnaissance des vrais taxis. Il pourrait être devenu légende urbaine à la suite de la parution, il y a 4 jours, dans la presse belge des statistiques sur le nombre impressionnant de viols collectifs en Belgique: en moyenne,  5 viols collectifs auraient lieu par semaine sur le territoire en Belgique. Cette statistique a créé l’émoi et a suscité de nombreux commentaires affolés et ce chiffre 5 se retrouve justement dans le message d’avertissement qui se diffuse actuellement.
Les statistiques auraient donc été le catalyseur ayant permis, dans un climat d’inquiétude et d’insécurité, la transformation du fait-divers en potentielle légende urbaine, toujours friande de thématiques liées à l’insécurité!

ADDENDUM – le 5 décembre 2012: Le 18 novembre, une dizaine de jours après la diffusion du message, une plainte aurait été déposée à la police. Nous attendons des informations précises et confirmées sur ce cas afin de savoir s’il serait lié au message ou s’il s’agit d’une affaire aux circonstances similaires que celles décrites en son sein. Phénomène d’autoréalisation? D’ostention? Ou cause de la rumeur circulant sur les réseaux sociaux? Nous vous tiendrons au courant.

Sources:

http://lci.tf1.fr/france/justice/un-faux-taxi-juge-pour-le-meurtre-d-une-etudiante-suedoise-7498097.html, dernière consultation le 9 novembre 2012.

http://www.lesoir.be/112664/article/actualite/belgique/2012-11-05/il-y-en-moyenne-5-viols-collectifs-chaque-semaine, dernière consultation le 9 novembre 2012.

DELGLUME, Pauline, La rumeur des viols dans les taxis fait le buzz, la DH, 9 novembre 2012, p. 20.

VAN DE WINKEL, A., Gérer les rumeurs, ragots et autres bruits, Liège, Edipro, 2012.
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RAPPEL: Vous souhaitez vous former à la gestion des rumeurs? Inscrivez-vous à ma formation du 8 novembre 2012 à LLN

Vous ou votre organisation êtes victimes de rumeurs? Vos collègues diffusent des ragots qui nuisent à votre réputation? Vous êtes confrontés à la diffusion de récits faux qui parlent de vos produits? Ou vous constatez que les internautes lancent des remarques négatives et pas toujours avérées sur votre compte, sur les réseaux sociaux?

Le 8 novembre, je donnerai pour le CECOM, une formation d’une journée sur la gestion des rumeurs. Venez pour y augmenter vos connaissances sur le sujet, pour y recevoir des conseils pratiques et pour échanger vos expériences.

Cette formation essentielle en ses temps de crise se déroulera toute la journée à Louvain-la-Neuve.

Plus d’informations et inscriptions sur le site du CECOM: Le cecom.be

MON LIVRE SERA DISPONIBLE POUR LES PARTICIPANTS DE CETTE FORMATION AU TARIF PREFERENCIEL DE 24 EUROS A LA PLACE DE 27! Voir ici le blog de l’Editeur

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Le Goethe Institut et les légendes urbaines d’Europe – 17 octobre 2012

Dans le cadre des 200 ans de la publication des contes des frères GRIMM, le Goethe Institut s’est intéressé aux légendes urbaines d’Europe. Vous pouvez regarder les vidéos de chaque pays où un conteur raconte l’histoire la plus emblématique de sa ville.

En cliquant sur la vidéo liée à Bruxelles, vous pouvez ainsi me voir raconter une légende urbaine véhiculée dans notre capitale et que j’affectionne tout particulièrement. Attention: spoiler!

Vous pouvez aussi lire mon interview concernant les liens entre contes de fée et légendes urbaines.

Voici le lien vers le Goethe Institut

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Rappel: Sais-tu ce qui est arrivé à l’ami d’un ami? Conférence pour le Collège Belgique à Namur ce jeudi 18 – 14 octobre 2012

Vous désirez approfondir la question des légendes urbaines et de ses conséquences? Venez écouter ma conférence pour le Collège Belgique à Namur ce jeudi 18 octobre à 17H.

J’y présenterai une leçon intitulée « Sais-tu ce qui est arrivé à l’ami d’un ami? Légendes urbaines: récits symboliques et conséquences » au Palais Provincial de Namur.

Plus d’informations via ce ce lien!

Au plaisir de vous y rencontrer.

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Faut-il croire aux légendes urbaines? – 9 octobre 2012

Pour avoir la réponse à cette question, venez m’écouter le 24 novembre 2012 au café La fleur en papier doré à 19H! J’y donnerai une conférence pour les Skeptics in the pub!

Mon exposé portera sur la question de la diffusion des légendes urbaines et autres rumeurs, objets de croyance profanes, très populaires aujourd’hui qui touchent à la fois les personnalités politiques, les organisations mais aussi le grand public. Par de nombreux exemples (la rumeur de Villejuif, la théorie du complot dans l’affaire DSK, la légende urbaine des rapts d’enfants chez IKEA, etc.), j’expliquerai leur provenance, leurs thématiques, leurs efficacités et leurs fonctions, et m’intéresserai aux raisons pour lesquelles les individus y accordent leur adhésion. Je parlerai également du rôle des sceptiques dans la diffusion de ces croyances et de l’inefficacité des démentis.

Plus d’information sur le site des Skeptics!

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On n’est pas des pigeons: on ne croira plus à des légendes urbaines! – 2 octobre 2012

La célèbre émission de la Une a proposé hier un reportage sur les légendes urbaines avec mon concours. Les rumeurs concernant Duvel, les aiguilles infectées dans les cinémas ou le dépeceur de Mons qui sévit près du Kinépolis, regardez le reportage via ce lien!

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Vous souhaitez vous former à la gestion des rumeurs? Inscrivez-vous à ma formation du 8 novembre 2012 à LLN – 28 septembre 2012

Le 8 novembre, je donnerai pour le CECOM, une formation d’une journée sur la gestion des rumeurs. Venez pour y augmenter vos connaissances sur le sujet, pour y recevoir des conseils pratiques et pour échanger vos expériences.

La formation se déroulera toute la journée à Louvain-la-Neuve.

Plus d’informations et inscriptions sur le site du CECOM: Le cecom.be

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Sais-tu ce qui est arrivé à l’ami d’un ami? Conférence au Collège Belgique  – 15 septembre 2012

Vous désirez en savoir plus sur les légendes urbaines mais préférez les conférences? Venez m’écouter le 18 octobre à Namur. J’y ferai une conférence intitulée « Sais-tu ce qui est arrivé à l’ami d’un ami? Légendes urbaines: récits symboliques et conséquences » au Collège Belgique.

L’entrée est libre et gratuite.

La conférence commencera à 17h et finira à 19h et se tiendra au palais Provincial de Namur, 2-Place Saint Aubain.

Plus d’informations ici: Collège Belgique.Fiche descriptive Sais-tu ce qui est arrivé à (…)

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On parle de notre nouvel outil d’e-reputation manager – 12 septembre 2012

The Globe a publié un article sur notre nouvel outil d’e-reputation manager. Destiné aux organisations conscientes de la valeur de leur réputation sur le net mais cherchant à savoir comment la gérer, ce nouvel outil, conçu en partenariat avec Mission Systole, répondra à toutes vos attentes!

Pour lire l’article, suivez le lien

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Inscrivez-vous au débat de 3C: Rumeurs, spéculations, mensonges, légendes urbaines… Comment gérer cela dans votre communication interne et externe? – 11 septembre 2012

Ce débat aura lieu le 27 Septembre 2012  de 11:00 à 14:00 à Tour & Taxis locaux de Mediafin.
Comment traiter ce problème comme journaliste (online ou presse écrite)? Quelle est la responsabilité des médias dans la diffusion de tels messages? Quel est le point de vue de l’autorité de contrôle?

Tant les responsables de la communication que les journalistes ou médias sont de plus en plus fréquemment confrontés avec des messages, des rumeurs, des spéculations et même parfois de réels mensonges, qui sont rapidement diffusés et copiés.

Pour en débattre, 3C vous propose les spécialistes suivants:

Aurore Van de Winkel, Conseillère en gestion des rumeurs chez Fama-Ossa consulting, conseillère en e-reputation et auteur de ‘Gérer les rumeurs, ragots et autres bruits’. Elle parlera des conclusions de son livre et de ses travaux de recherche concernant le phénomène des rumeurs et des spéculations et leur influence sur la communication interne et externe des entreprises et organisations. (Son livre sera disponible après le débat)

Wim Criel, président du ‘Raad voor de Journalistiek’

Thierry Lhoest, directeur au département contrôle des sociétés cotées et surveillance des marchés financiers auprès du FSMA (Autorité des services et marchés financiers). Il approchera le thème en tant que défi pour les entreprises cotées en bourse.

Moniek Delvou, responsable de la communication de la banque Belfius, parlera de sa propre expérience.

Bert Broens, journaliste auprès du Tijd modèrera le débat et y joindra ses réflexions journalistiques.

Nous serons les invités de Mediafin, éditeur de l’Echo et du Tijd.

A l’issue du débat, Mediafin offrira aux participants un léger lunch et un bref exposé et un coup d’oeil dans les coulisses des rédactions du Tijd et de L’Echo.

Inscrivez-vous avant le 14 septembre via le Lien suivant.
info@3C.be
Membres 3C et ABCi / BViC payent 30 EUR – non membres 65 EUR
Information: Daniel De Marto
info@3C.be

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Comment gérer la rumeur au travail? – 28 août 2012

Ou plutôt comment gérer les ragots, bruits de couloir, cancans et autres potins circulant entre collègues et provoquant des embouteillages devant la machine à café? Ils vous semblent anodins et pourtant peuvent détruire une carrière ou affecter votre santé.

Je vous propose de suivre quelques pistes que je donne dans cette interview parue sur keljob.com: Rumeur au travail: comment faire face et s’en servir? via ce lien!

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On parle du Brussels Urban Legends Tour dans Vers l’avenir – 16 août 2012

Parce que les rumeurs peuvent aussi divertir:

The Brussels Urban Legends Tour continue de faire parler de lui. Lisez ce lien Visite guidée de Bruxelles en vingt frissons et inscrivez-vous pour le prochain sur le Site du tour.

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On parle du Brussels Urban Legends Tour sur Vivacité  – 2 août 2012

Ce 2 août, un reportage sur The Brussels Urban Legends Tour a été diffusé sur Viva Bruxelles. Je vous propose de lire l’article Découvrir Bruxelles en frissonnant avec un tour des légendes urbaines? par Florence Hainaut et d’écouter mon interview : Podcast de l’interview d’Aurore Van de Winkel par Florence Hainaut – Vivacité

Si cela vous intéresse, inscrivez-vous pour le prochain tour sur The Brussels Urban Legends Tour website

A bientôt sur le tour!

Aurore Van de Winkel

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Inscrivez-vous à laConférence-débat sur la gestion des rumeurs et des spéculations organisé en septembre par 3C – 25 juillet 2012

3C organise le 27 septembre 2012, une conférence-débat sur les rumeurs, spéculations, mensonges, légendes urbaines…

Comment traiter ce problème comme journaliste (online ou presse écrite)? Quelle est la responsabilité des médias dans la diffusion de tels messages? Quelle est le point de vue de l’autorité de contrôle?

Tant les responsables de la communication que les journalistes ou médias sont de plus en plus fréquemment confrontés avec des messages, des rumeurs, des spéculations et même parfois de réels mensonges, qui sont rapidement diffusés et copiés.

Le débat aura lieu de 11h à 14h à Tours et Taxis (Mediafin). Venez participer à ce débat bilingue avec un beau panel d’invités!

Hoe ga je ermee om als journalist (online + geschreven pers) ? Welke verantwoordelijkheid nemen/dragen de media in het verspreiden van dergelijke berichten ? Wat is de mening van de toezichthouder ?
Zowel communicatieverantwoordelijken als journalisten/media worden in toenemende mate geconfronteerd met berichten, geruchten, speculaties, soms zelfs regelrechte leugens die snel worden verspreid en gecopieerd.

Om hierover te debatteren stelt 3C volgende sprekers voor:
– Aurore Van de Winkel, Adviseur in het « beheer van geruchten » bij Fama-Ossa consulting en auteur van het boek « Rumeurs, ragots et autres bruits ».
– Wim Criel, Voorzitter van de Raad voor de Journalistiek
– Thierry Lhoest, directeur verantwoordelijk voor het toezicht op de genoteerde vennootschappen en financiële markten / directeur au département contrôle des sociétés quotées et surveillance des marchés financiers bij de FSMA (Autoriteit voor Financiële Diensten en Markten).
– Moniek Delvou, communicatieverantwoordelijke Belfius Bank
– Bert Broens, redacteur / journalist bij de Tijd zal het debat modereren.

Na afloop van het debat, nodigt Mediafin alle deelnemers uit  voor een korte toelichting en blik ‘achter de schermen’ van de redacties van De Tijd en L’Echo.

Inscrivez-vous sur le site de 3C!

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Gérer les rumeurs, ragots et autres bruits, on en parle sur Internet – 24 juillet 2012

Parce que je pourrais vous parler du contenu de mon livre pendant des heures mais que ce sera en toute subjectivité, lisez plutôt l’article critique qui vient de paraître sur lui dans L’Echo et qui n’a pas donné lieu à une interview préalable:

Article « Ils courent, ils courent les bruits, spams, scams et autres rumeurs » par Philippe Degouy

L’ouvrage est également sélectionné dans le choix du bloggeur Olivier Moch de lecture d’ouvrages de la communication pour l’été. Pour connaître l’entièreté de sa sélection sur son site olivier-moch.over-blog.net

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4 reportages sur les légendes urbaines de Bruxelles de ce lundi 23 au Jeudi 26 juillet sur FM Brussels – 23 juillet 2012

Ecoutez les 4 reportages bilingues que la radio bruxelloise a consacré aux légendes urbaines. L’occasion de connaître d’autres récits drôles, effrayants ou encore dégoûtants. Mais que racontent donc les Bruxellois?

Lien vers les 4 podcasts de FM Brussel

Bonne écoute!

Aurore Van de Winkel

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Le nouveau site Brussels Urban Legends Tour est en ligne! – 22 juillet 2012

Vous voulez des renseignements sur mon tour guidé des légendes urbaines? Organiser une visite pour vos collègues, vos amis ou vos clients? Surfez sur brusselsurbanlegendstour.be et contactez-moi!

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Bientôt, un nouveau site consacré au Tour guidé des légendes urbaines à Bruxelles – 18 juillet 2012

Dans quelques jours, mon nouveau site consacré au Tour des légendes urbaines à Bruxelles sera disponible à l’adresse suivante: http://www.brusselsurbanlegendstour.be. Il vous permettra de découvrir cette ballade décalée dans le centre de la capitale et de me contacter afin de réserver votre place!
Pour un aperçu du tour, écoutez FM Brussel lundi 23, mardi 24, mercredi 25 et jeudi 26 au matin pour une série de 4 reportages bilingues sur quelques légendes urbaines que je raconte lors de ces tours (interview réalisée par Karen Vandermeulen!

Bonne écoute,

Aurore Van de Winkel

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Podcast de la conférence sur les légendes urbaines pour l’association De Buren – 7 juillet 2012

Pour ceux qui n’ont pu être présents à ma conférence sur les légendes urbaines de juin, l’association de Buren a placé sur son site le podcast de l’événement.

Vous reprendrez bien un peu de légendes urbaines? Le podcast

Vous pouvez donc l’écouter chez vous et surtout… ne propagez pas la rumeur!

Bonne écoute

Aurore Van de Winkel

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Le Soir parle du Tour guidé des légendes urbaines de Bruxelles – 02 juillet 2012

Le journal belge Le Soir a consacré, dans son édition week-end du 30 juin, une double page sur le tour guidé des légendes urbaines de Bruxelles que j’avais organisé pour l’association de Buren. L’article reprend les légendes les plus marquantes et reproduit le tour sur une carte. J’espère pouvoir reconduire ce tour qui a eu un grand succès, à la demande d’autres associations ou particuliers!

Première partie de l’article

Article paru sur le site du Soir

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Pourquoi ne pas utiliser une légende urbaine dans votre publicité? – 19 juin 2012

Vous pensez que les légendes urbaines ne peuvent qu’être négatives pour votre organisation car elles diffusent l’idée que vos produits ne sont pas bons, que vos locaux sont dangereux ou que votre personnel est impoli? Heureusement, il existe des récits légendaires contemporains positifs qui peuvent même devenir un atout pour provoquer un buzz positif sur votre marque! Il s’agit le plus souvent de légendes cyniques ou de vengeance dont le contenu léger et humoristique se prête particulièrement bien à un film viral ou une publicité.

En voici deux exemples:

Kiwi, société vendant des jeux de hasard, reprend la légende, célèbre dans le folklore estudiantin « La copie rendue en retard » qui circule depuis les années 70 aux Etats-Unis.

Publicité KIWI reprenant la légende de la copie rendue en retard

La société SILVA reprend une célèbre blague Nord Américaine, connue depuis au moins 1965 et qui circule depuis les années 90 en tant que légende urbaine sur Internet.

Les vidéos circulent sur le net des années après leur création et sont visionnées des centaines de milliers de fois.

Et vous, quelle légende urbaine vous inspire?

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Quand la rumeur fait le buzz positif! – 16 juin 2012

J’ai été particulièrement amusée par cette rumeur qui a fait le buzz en Iran. Il était raconté que Pepsi allait, à l’aide de projecteurs ultra puissants, projeter son logo sur la lune. Selon Lesoir.be, de nombreux Iraniens ont scrutés l’astre afin de voir cette « prouesse ». Ce n’était finalement qu’une rumeur mais quel beau coup de publicité (voulu ou non) pour la marque! Ce genre de rumeur est à la fois amusante et permet de faire parler de soi. Reste à savoir si Pepsi a pu offrir une compensation sous forme de clin d’oeil dans une publicité virale ou autre pour consoler ses clients les plus convaincus!

Pepsi promet la lune aux Iraniens

Comme l’a souligné mon collègue Baptiste Campion, cette rumeur rappelle étrangement la projection du logo de la marque concurrente Coca-Cola, inversé sur la lune dans la bande-dessinée Z comme Zorglub, dessinée par Franquin en 1959! Les BDistes sont-ils les inspirateurs contemporains de rumeurs?

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Conférence et tour de Bruxelles autour des légendes urbaines en juin à Bruxelles – 05 juin 2012

Vous voulez comprendre ce qu’est une légende urbaine? Vous voulez que l’on vous raconte celles qui se diffusent près de chez vous? Des mygales dans le yucca, des enlèvements de femmes aspirées dans les toilettes publiques, des vols d’organes, des cornets de pâtes à la viande de kangourou ou autres « singes entre deux tartines » seront au menu de deux événements, organisés par l’association De Buren en juin à Bruxelles.

Le 19 juin à 19h30 au Beurschouwburg, je ferai une conférence « Vous reprendrez encore un peu de légendes urbaines? »

Pour plus d’informations: Site de l’association De Buren

Le 23 juin de 15h30 à 17h30, je vous emmène dans les rues de Bruxelles pour vous indiquer les lieux dans lesquels prennent place les légendes urbaines. Le départ se fera à la gare centrale.

Pour plus d’informations: Détails sur le tour « Légendes urbaines »

Les deux événements sont gratuits mais nécessitent une inscription sur le site de l’association. Ils seront en français, sous-titré néerlandais!

Au plaisir de vous y rencontrer!

Aurore Van de Winkel

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Conférence de l’International Society for Contemporary Legend Research – 02 juin 2012

Depuis la fin des années 80, des chercheurs en folklore, sociologie, communication et autres répertorient et étudient les légendes urbaines au sein de l’ISCLR. Leur travaux sont fondateurs et chaque année, leurs membres se réunissent soit en Europe, soit en Amérique du Nord pour échanger leurs derniers résultats.

C’est à Göttingen que du 5 au 9 juin 2012, nous allons nous réunir et parler  de l’autostoppeuse fantôme, de Bloody Mary mais aussi des snuff movies, des fausses pétitions circulant sur le net, des légendes de crime et de kidnapping d’enfants ou encore des scams africains.

Pour ma part, je vais exposer les légendes urbaines qui circulent à Bruxelles en montrant leurs spécificités. Ces mêmes légendes pourront être entendues lors d’un tour de Bruxelles organisé par l’association de Buren en juin. Plus d’infos à ce sujet très bientôt.

Pour ceux qui seraient intéressés par les travaux de l’ISCLR, voici notre site internet: Site web de l’ISCLR ou venez nous rejoindre sur notre page Facebook Groupe Facebook de l’ISCLR!

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Quand une légende urbaine inspire les criminels – 22 mai 2012

Pour beaucoup, la légende urbaine n’est pas un phénomène important. Or, celle-ci peut devenir une histoire vraie et causer de véritables problèmes pour les organisations mais aussi pour leurs clients !

Selon trois articles de presse Radio-Canada, plusieurs seringues usagées et contenant du sang ont été retrouvées dans au moins trois magasins de vêtements de la ville de Sherbrooke au Canada. Des clients et des employés ont été piqués et ont dû effectuer des tests pour savoir s’ils n’avaient pas contracté de maladies (Hépatite, VIH…). Une enquête est en cours pour déterminer l’origine de ces seringues.

Ces faits-divers présentent des ressemblances troublantes avec la célèbre légende urbaine des seringues infectées au VIH que des clients trouveraient dans des salles de cinéma, accompagnées d’un petit mot de type « Bienvenue au Club du Sida ». Des variantes les placent dans les distributeurs de boissons ou encore dans les cabines téléphoniques et même dans les posters de bars gays. Ces légendes circulent au Canada, en France et en Belgique depuis au moins la fin des années quatre-vingt. Elles font écho à d’autres racontant que des drogués nettoient leurs seringues usagées dans les citrons que l’on retrouve dans les supermarchés.

Comment cette légende urbaine a-t-elle bien pu devenir des faits-divers authentiques ?

C’est ce qu’on appelle un cas d’« ostension ». Ce terme désigne les comportements réels d’individus qui imitent le scénario d’une rumeur ou d’une légende urbaine connues. Dans ce cas-ci, la légende de la seringue souillée au VIH a servi de modèle à des criminels qui souhaitaient provoquer les mêmes peurs que celles qui sont produites par le récit, voire à mettre en difficulté certaines organisations. Si des cas d’ostensions étaient connus pour cette légende urbaine dans le passé, ces faits-divers nous prouvent qu’elles inspirent toujours des personnes malveillantes.

Comment différencier un article de presse parlant de vrais crimes et non de légendes urbaines qui n’ont pas été identifiées comme telles par le journaliste ?

Lors de la lecture d’un article de presse, le lecteur trouve des indices d’authenticité du crime décrit, dans le fait que les organisations et la police confirment ce dernier. A contrario, dans le récit d’une légende urbaine, le narrateur aura tendance à dire qu’elles tentent d’étouffer l’affaire pour empêcher la panique ou le scandale, éviter de perdre des clients ou pour continuer l’enquête. Il est probable qu’il s’agisse d’un crime authentique, si l’organisation garde une bonne image dans le récit. C’est le cas ici, puisque les organisations indemnisent leurs clients, ce qui est rarement le cas dans une légende urbaine.

La légende urbaine ne cite que rarement les communiqués officiels car elle informe officieusement pour pallier justement au manque d’informations diffusées par les organisations ou les autorités. La légende urbaine aura également tendance à dramatiser les conséquences du crime. Dans ce cas-ci, l’article précise que les victimes n’ont pas été infectées par le HIV. Enfin, la légende urbaine ne donne que rarement les noms, prénoms des témoins ou victimes, elle préfèrera parler de l’ami d’un ami.

Merci à Sandra Rodriguez d’avoir attiré mon attention sur ces faits.

Source :

Article du 7 mai 2012 de radio-Canada

Article du 23 janvier 2012 de Radio-Canada

Article du 3 mai 2012 de radio-Canada

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Alcool de singe et liqueur de vipère – 18 mai 2012

Pour tous ceux qui s’intéressent aux légendes urbaines, Jean-Loïc Le Quellec réédite son fameux livre « Alcool de singe et liqueur de vipère » sur les légendes urbaines. Le livre est préfacé par Jean-Bruno Renard qui cite mes recherches.

Il est actuellement disponible sur Amazon: lien vers le livre

Bonne lecture!

Aurore Van de Winkel

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Les Théories du complot dans l’affaire DSK – 15 mai 2012

Le Devoir a publié un article basé sur mon analyse des stratégies des croyants et des sceptiques dans les théories du complot à l’origine de l’affaire Dominique Strauss-Kahn. Dans une communication donnée au Congrès de l’Acfas la semaine passée à Montréal, je revenais sur les premiers mois de l’affaire et les discours des internautes à son sujet. Si beaucoup de spécialistes de la croyance distinguent clairement croyants et sceptiques en dénigrant les premiers, j’y démontrais que les individus se contaminent et qu’ils adaptent leurs opinions en fonction de nouveaux éléments de l’enquête, des arguments d’autres internautes, de déclarations d’experts ou encore de questionnements liés aux zones d’ombre de l’enquête. Finalement, qu’ils adhèrent à l’idée d’un piège ou non, ou encore qu’ils doutent, tous sont des croyants. Tous inventent, en effet, des scenarii probables, vraisemblables afin de tenter de comprendre ce qui s’est passé mais personne ne connait véritablement la vérité. Même Dominique Strauss-Kahn et Nafissatou Diallo l’interprètent certainement différemment. Si l’article arrête son compte-rendu de mon analyse fin juin, celle-ci s’est arrêtée bien plus tard et je compte continuer à évaluer les opinions des internautes à ce sujet jusqu’à sa fin.

Article de S. Baillargeon dans Le Devoir: Le cas DSK: Les théories du complot analysées

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Gossip: les potineurs se sont donnés rendez-vous à Guelph – 14 mai 2012

Les 11 et 12 mai derniers, j’ai participé au Colloque international Potins organisé par the School of Languages and Literatures de l’Université de Guelph (Canada). Ce fut l’occasion de découvrir la place du ragot dans la littérature et les médias, l’occasion de se rappeler que les cancans, racontars, billevesées sont présents depuis toujours dans toutes les sociétés et dans la culture populaire, et qu’ils assument des fonctions plus profondes que le simple divertissement: maintien ou établissement du réseau social, évaluation du groupe et de ses membres, apprentissage des comportements admis… Spontanés, instrumentalisés ou inventés de toutes pièces, ils sont donc indispensables mais il faut rester vigilants afin qu’ils ne visent pas de manière répétée et insistante le même individu en l’excluant et le dénigrant. Car alors, ils peuvent avoir des conséquences psychologiques, sociales, professionnelles néfastes sur ce dernier et participer au harcèlement moral.

Cette rencontre a également souligné la difficulté de définir le ragot et de le différencier de la rumeur, des hoaxes, des légendes urbaines et autres buzz. Or, savoir à quoi vous avez affaire est le début d’une bonne gestion des bruits qui courent sur vous, vos collègues, clients, fournisseurs, associés…

En clin d’oeil, voici les publicités du magazine Rue 89 qui donnent des exemples de tous ces énoncés. Sauriez-vous différencier le potin des autres rumeurs et légendes urbaines?

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Présentation du livre « Gérer les rumeurs, ragots et autres bruits » à Montréal le 7 mai 2012 – 27 avril 2012

Amis québécois,

J’ai le plaisir de venir présenter mon livre ce lundi 7 mai 2012 à la Coop UQAM Librairie ESG de Montréal, tout proche du Congrès de l’Acfas. Cet ouvrage, publié par Edipro, explique les mécanismes des énoncés rumoraux (rumeur, ragot, légende urbaine, scam, spam et buzz) et leurs impacts souvent négatifs sur les organisations (perte de chiffres d’affaires, problème d’image et de réputation, instauration d’un climat de méfiance, boycott des consommateurs, etc.).

Il offre également une méthode de gestion de ces bruits ainsi que des conseils ciblés.
Le livre est préfacé par le Professeur Christophe Roux-Dufort, Professeur à l’Université Laval!
J’espère donc pouvoir vous y rencontrer!
Lieu: 335, rue Sainte-Catherine Est
Montréal, Québec
H2X 3X2
Heure: entre 13 et 14h
Pour plus d’informations, vous pouvez me contacter  via ce site.
Aurore Van de Winkel

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Podcast de l’émission « Tout autre chose » sur les rumeurs de ce 30 avril 2012 – 1er mai 2012

Véronique Thyberghien et moi-même avons abordé la question des rumeurs et de ses conséquences pour l’organisation et ses travailleurs. Vaste sujet qui aurait pu être discuté pendant des heures!

Pour (ré)écouter l’émission, activez ce lien: Gérer les rumeurs

Au plaisir de continuer la discussion avec vous!

Aurore Van de Winkel

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Tout autre chose, l’émission radio de la Première s’intéressera aux rumeurs ce 30 avril 2012 – 26 avril 2012

Invitée à Tout autre chose, je vous parlerai des rumeurs électroniques, de leurs modes de propagation et de leurs effets ce lundi entre 10 et 11h.

Apportez votre témoignage sur les rumeurs en envoyant vos messages à l’émission!

Tout autre chose

Aurore Van de Winkel

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Est-ce si important de savoir gérer les ragots, rumeurs et autres bruits? – 18 avril 2012

Racontars, potins, bavardages de piplettes, de nombreuses expressions dénigrent les phénomènes rumoraux, les reléguant à de simples bruits de fond sans importance.

Or, s’ils semblent souvent futiles, les rumeurs, les ragots, les légendes urbaines, les spams, les scams et les buzz ont des conséquences humaines, économiques, politiques et organisationnelles. Un bruit de couloir peut, par exemple, dégénérer en conflit social ou s’aggraver en harcèlement moral. Par contre, ils peuvent également avoir des effets positifs: évaluer collectivement une situation ambigüe, déterminer qui sont ses alliés, etc.

Afin de mieux comprendre leurs causes, leurs impacts, leurs mécanismes et d’obtenir des outils pour mieux appréhender et gérer les rumeurs et autres bruits, participer à ma formation « Ragots, rumeurs et autres bruits: Gérez le Buzz » en mai à l’IHECS Formation continue

Réservez votre place rapidement!

Durée? Trois soirées de trois heures.

Quand? Les mardi 15, 22 et 29 mai de 18 à 21h.

Où? Rue de l’Etuve, 58-60 à Bruxelles-Belgique

Inscription et renseignements complémentaires? IHECS Formation continue

Au plaisir de vous y retrouver!

Aurore Van de Winkel

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Comment faire taire les rumeurs? Mon interview dans Trends-Tendances – 12 avril 2012

Pour tous ceux qui veulent en savoir plus sur mon ouvrage et glaner quelques conseils pour gérer les rumeurs, lisez mon interview dans le magazine Trends-Tendances  du 11 avril 2012.

Sommaire du numéro

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On en parle! Retrouvez sur Jobsregions une présentation de mes services – 2 avril 2012

J’ai répondu aux questions de Laurence Wauters pour Jobsregions. retrouvez l’article sur le site et contactez moi pour en parler:

Jobsregions

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Passage du livre.com et Fnac.com et un dérivé du Questionnaire de Proust

Passage du livre.com et Fnac.com m’ont posé 5 questions un peu décalées sur le livre « Gérer les rumeurs, ragots et autres bruits ». Pour découvrir mes réponses: Passage du livre

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Les GSM provoquent-ils des explosions dans les stations-services? Mon intervention dans l’émission On n’est pas de pigeons sur La une – 23 mars 2012

Qu’est ce qu’une rumeur? Et une légende urbaine? Kidnappe-ton des enfants dans les magasins? Les GSM provoquent-ils des explosions dans les stations-services? La rumeur est-elle néfaste?

Regardez mon intervention dans l’émission On n’est pas des pigeons, diffusée sur la Une le 22 mars 2012 afin de trouver une réponse à ces questions (interview dans les 5 dernières minutes de l’émission)!

http://www.rtbf.be/tv/emission/detail_on-n-est-pas-des-pigeons?id=803

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Mon passage à la foire du livre – 4 mars 2012

Le livre « Gérer les rumeurs, ragots et autres bruits » est sorti pour la foire du livre de Bruxelles. A cette occasion, j’ai pu rencontrer les premiers lecteurs lors d’une séance de dédicace.

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Le violeur en série de Paris sème la panique: mon intervention dans l’émission L’heure du crime sur RTL France – 4 février 2012

La rumeur est partout! Elle accompagne les faits divers les plus récents. Ainsi le violeur en série de Paris, connu pour avoir agressé violemment trois femmes, a provoqué la panique dans la région parisienne. Dans les écoles, les familles, entre amis, on s’envoie des textos pour indiquer où il aurait été vu pour la dernière fois. La police est submergée d’appels qui reposent la plupart du temps sur des informations non vérifiées, des « on-dit », avec toutes les conséquences imaginables sur leur enquête.

Pour en savoir plus, écoutez le podcast de l’émission L’heure du crime de Jacques Pradel qui m’a permis, le 3 février 2012, de discuter à l’antenne d’autres rumeurs qui ont envahi la France:

Le violeur en série sème la panique

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Histoire de savoir: quelles sont les légendes urbaines bruxelloises? – 15 décembre 2011

Vous préférez écouter plutôt que lire un article, voici l’émission Histoire de savoir spéciale Légendes urbaines qui a été diffusée sur Radio Campus le 14 décembre 2011.

J’y parle de toutes les légendes urbaines qui circulent dans la capitale belge.

Podcast de l’émission Histoire de savoir sur les légendes urbaines à Bruxelles

Bonne écoute!

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Pour connaître les légendes urbaines de Bruxelles – 24 novembre 2011

L’article « Bruxelles au coeur des légendes urbaines » est paru dans la revue Brussels Studies, n°54.

Je vous invite à le lire à l’adresse suivante:

Bruxelles, au coeur des légendes urbaines?

Aurore Van de Winkel

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